Sandrine et sa famille à la rencontre de leurs filleuls

Sandrine et sa famille avec leur filleul bolivien

 « Le parrainage, c’est une vieille histoire. Quand j’étais adolescente, je me souviens avoir vu une publicité sur le parrainage dans un magazine, j’étais déjà sensible à l’injustice à cette époque. En 2013, j’ai reçu un appel, on me proposait de parrainer un enfant. J’ai répondu que je n’étais pas spécialement prête mais pourquoi pas un peu plus tard. Quand j’ai raccroché, j’ai regardé le site Internet de Vision du Monde et j’ai pensé que c’était peut-être le moment finalement… J’ai donc rappelé l’association et décidé de parrainer un petit garçon de Bolivie.

Photos filleul qui grandit

2 ans après, j’ai commencé le parrainage d’une petite bolivienne. Ensuite, c’est l’escalade, j’ai lu un article qui parlait d’une famille qui, à chaque nouvelle naissance, parrainait un nouvel enfant, j’ai voulu faire la même chose. Mon fils (16 ans) et ma fille (14 ans) sont tous les deux parrains chez Vision du Monde.

J’ai ensuite souhaité parrainer en Mongolie et en Ethiopie. Aujourd’hui, j’ai 7 filleuls et 2 enfants, c’est une grande famille ! 

 

 

J’écris beaucoup à mes filleuls mais j’envoie plus souvent des colis que des lettres. J’ai choisi mes filleuls en fonction de l’âge de mes enfants, comme ça je peux leur envoyer les habits qui sont trop petits pour eux. Quand je suis en vacances, je fais un cahier de bord avec nos photos de vacances pour mes filleuls, ils aiment beaucoup regarder les albums photos que je leur envoie. Mes enfants envoient aussi des courriers aux filleuls et sont très heureux quand ils en reçoivent. »

Dessins filleuls

Après plusieurs années de parrainage, Sandrine a décidé d'aller à la rencontre de ses filleuls. Elle a fait un premier voyage en Mongolie en mai 2019 organisé par Vision du Monde, où elle s'est rendue avec son fils et d'autres parrains, puis elle est partie avec toute sa famille en Bolivie pour rencontrer ses 5 autres filleuls.

 

 

Lors de son voyage en Mongolie, Sandrine a pu rencontrer son filleul de 12 ans. Ils ont partagé des moments très émouvants « Il m'a dit à quel point il rêvait de me rencontrer et il était tellement ému qu'il ne réussissait pas vraiment à parler ».

 

 

Ce voyage a également permis à Sandrine de se rendre compte des difficultés que rencontrent les familles sur le terrain, notamment concernant l'eau potable « Ils doivent faire bouillir l'eau avant de la consommer, ça fait prendre conscience de la chance que nous avons, nous ».

Ce premier voyage, fort en émotions, n'a fait que renforcer son engagement pour les enfants et son impatience d'aller à la rencontre de ses autres filleuls en Bolivie. 

Sandrine est sur le point de rencontrer son filleul

« J’étais très impatiente de rencontrer nos filleuls boliviens, j’avais du mal à réaliser que ça allait vraiment avoir lieu. 

Un de mes filleuls ne croyait pas que j’allais vraiment venir, pour lui, c’était inimaginable. On a rencontré la filleule de ma fille en premier. Ma fille appréhendait la rencontre car elle ne parle pas bien espagnol, mais sa filleule lui a directement sauté dans les bras quand elle l’a vue. 

Lors de la visite, on a vu des écoles, des centres de formation et aussi la construction de latrines et de douches dans des foyers. Voir ces familles qui vivent dans des conditions difficiles enfin équipées m’a beaucoup touchée, j’avais les larmes aux yeux. 

L’accueil par les équipes de Vision du Monde, les enfants et leur famille fait chaud au cœur, on réalise qu’on sert vraiment à quelque chose. C’est l’impact de notre parrainage sur la communauté qui nous a le plus touché : les directeurs d’école, les mères de familles formées… on a reçu des pluies de « merci » qui donnent de l’importance à nos dons. 

J’ai toujours essayé de sensibiliser mes enfants à l’injustice. La visite des programmes a été une expérience de vie, c’est très formateur pour les adultes qu’ils seront plus tard. J’aimerais leur transmettre cela, qu’ils n’aient pas peur de l’autre. 

Le voyage a conquis tout le monde, nous nous sommes rendu compte de l’utilité du parrainage et des besoins sur place. Après le voyage, mon mari a eu un déclic et a, lui aussi, eu envie de s’impliquer dans le parrainage. »

Une marraine et sa filleule bolivienne

Vous aussi, lancez-vous dans l'aventure du parrainage et changez la vie d'un enfant !