Une bonne éducation pour un meilleur avenir

Enfant africain au tableau à l'école


Aujourd’hui, plus de 262 millions d’enfants ne vont pas à l’école. À l’école primaire, cela représente plus d’1 enfant sur 10 qui n’est pas scolarisé (soit 58 millions d’enfants). Parmi les enfants scolarisés, des millions n’ont pas les connaissances nécessaires pour trouver du travail ou obtenir un diplôme et progresser, et beaucoup restent analphabètes. 

Les filles restent les premières victimes des inégalités : 1 fille sur 4 ne va pas à l’école dans les pays en développement et 63% des adultes analphabètes dans le monde sont des femmes. 

Les inégalités en termes d’éducation sont fortes entre les pays les plus riches et les pays les plus pauvres : 59 % des enfants arrêtent leurs études avant le lycée dans les pays à revenu faible, contre 6 % dans les pays à revenu élevé.

Par ailleurs, 50 % des enfants non scolarisés vivent dans des zones touchées par un conflit.
 

De l’éducation au développement des communautés

Dans les pays en développement, c'est souvent la pauvreté des familles qui représente le premier obstacle à la scolarisation des enfants. Ils doivent aider leurs parents à subvenir aux besoins de la famille, et s'éloignent ainsi du chemin de l'école. Par ailleurs, ils sont souvent plus exposés aux maladies à cause d’un manque d’accès à l’eau potable, à l’hygiène et l’assainissement.

Notre approche

Vision du Monde adopte une approche globale, grâce au parrainage d'enfants, qui a pour but l'autonomie des familles. En garantissant aux communautés un accès à l'eau potable, une alimentation saine et un revenu stable, les enfants peuvent ainsi être scolarisés et préparer sereinement leur avenir.  

Nous travaillons en étroite collaboration avec les familles, les partenaires locaux et autorités locales des pays.

  • Aide à l’apprentissage de la lecture, notamment grâce à l’approche Unlock Literacy (+lien vers article)
  • Préparation des jeunes adultes à entrer sur le marché du travail grâce à des formations professionnelles adaptées et de qualité
  • Appui aux structures éducatives (fourniture de matériels, rénovation des infrastructures – salles de classe, toilettes, dortoirs –, etc.)
  • Formation des enseignants à des méthodes pédagogiques et participatives
  • Sensibilisation des parents à l’importance de la scolarisation de leurs enfants

En 2016 et 2017, nos programmes d’éducation ont bénéficié à 10.5 millions d’enfants.

Enfants libanais dans une classe qui montrent leurs mains

L’éducation à Mabo, au Sénégal

Dans notre programme de Mabo, au Sénégal, le taux de scolarisation reste faible comparé au reste du pays, notamment à cause d’un déficit d’enseignants dans la région et d’un manque de moyens financiers. Nous avons donc mis en place plusieurs projets visant à répondre au défi majeur que représente l’éducation :

  • Création de Cases des Tout Petits : elles permettent aux plus petits d’étudier dans un environnement sûr et sécurisant, leur permettant de se préparer pour le cycle primaire.
  • Formation de directeurs d’école et d’enseignants afin qu’ils puissent mieux prendre en charge l’apprentissage des enfants.
  • Formation d’enseignants à des méthodes d’apprentissage plus ludiques. 
  • Création de clubs de lecture et formation de volontaires pour animer ces clubs qui permettent la prise en charge de la lecture hors de l’école. 
  • Sensibilisation des communautés à l’importance de l’alphabétisation des enfants : les parents comprennent maintenant l’objectif du projet et s’engagent à laisser leurs enfants participer aux clubs de lecture. 
  • Mise œuvre de l’approche Voix et Action Citoyenne, une technique de plaidoyer qui vise à sensibiliser les communautés sur leur rôle dans l’éducation des enfants. 

L'impact de nos actions à Mabo en quelques chiffres (2018)

•    5 Cases des Tout Petits sont maintenant fonctionnelles et 379 élèves y sont inscrits au total. 
•    982 élèves (572 filles et 410 garçons) ont participé de manière régulière aux séances des clubs de lecture.
•    Le taux de réussite des élèves au Certificat de Fin d’Etudes Elémentaires (examen à la fin de l’école primaire) est passé de 27,5 % en 2015 à 69 % en 2018.