Construire ensemble un avenir stable

Famille Bangladaise et son commerce familial

Les inégalités dans le monde restent importantes et constituent un obstacle majeur au développement. Même si des progrès considérables ont été accomplis ces 20 dernières années, plus de 700 millions de personnes vivent toujours en dessous du seuil de pauvreté extrême, dont plus de la moitié se trouve en Afrique.

Près d’1,4 milliard de travailleurs occupaient un emploi précaire en 2017 et ce chiffre continue d’augmenter. Dans les pays en développement, l’emploi précaire touche 3 travailleurs sur 4. Par ailleurs, le taux d’activité mondial des femmes en 2018 était de 48 %, contre 75% pour les hommes. Cela signifie que pour dix hommes ayant un emploi, seules 6 femmes en ont un. 

L’instabilité économique : un frein au développement des communautés

L’instabilité économique engendre de nombreux problèmes qui affectent directement les enfants : déscolarisation, exploitation, malnutrition, manque d’accès aux soins, mariages précoces…
Si des parents n’ont pas les moyens de subvenir aux besoins de leurs enfants, ces derniers devront travailler pour survivre et n’iront pas à l’école.

Notre approche

Sortir du cercle de la pauvreté est possible, et c’est avec les jeunes et leur communauté que nous y travaillons chaque jour. Par notre approche globale du développement, nous luttons tous les jours contre les causes structurelles de la pauvreté. Avec des revenus suffisants et réguliers, les familles peuvent envisager l’avenir sereinement et permettre aux enfants de grandir dans de bonnes conditions.

Plus que du matériel, nous avons à cœur de transmettre des compétences. En fonction des besoins de nos programmes de parrainage, nous mettons en place des formations à destination des parents et des jeunes. Prendre en compte les caractéristiques locales (culture, climat, etc.) permet de développer des solutions pérennes et des activités génératrices de revenus à long terme.
 

Toutes les 60 secondes, une famille reçoit l’aide nécessaire pour vaincre la pauvreté.

Famille sénégalaise et son exploitation agricole

La problématique de la pauvreté à Bor Undur, en Mongolie

À Bor Undur, en Mongolie, 60% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté (le double par rapport à la moyenne nationale) et 60% de la population en âge de travailler est sans emploi. De plus, 30% des parents ne peuvent pas subvenir seuls aux besoins essentiels de leurs enfants. Par ailleurs, la plupart des parents de la région sont des bergers et ne touchent donc pas de revenus stables. Le gouvernement vient en aide aux familles les plus vulnérables en leur apportant un kit alimentaire, mais cette aide n’est pas suffisante pour assurer l’autonomisation des familles.

Vision du Monde intervient donc afin d’aider les familles à atteindre deux objectifs :

1. L’augmentation et la diversification des revenus : 

  • Formation des familles à l’entreprenariat et à la gestion de budget
  • Création de groupes d’épargne : ces groupes permettent d’apprendre les principes et le fonctionnement de l’épargne et du crédit aux familles. Un système de cotisation est instauré au sein même du groupe qui leur permet d’avoir un petit budget et de monter leur business. Chaque membre est ainsi conseillé et suivi dans le lancement de son activité.
  • Focus sur les jeunes : recherche sur les besoins et envies des jeunes, formations et accompagnement des jeunes vers la vie professionnelle. 

2. La sécurisation des revenus : 

  • Pour les ménages : formations (notamment sur comment rendre les yourtes et habitations plus résistantes), assistance aux familles les plus vulnérables en cas d’urgence, aide aux familles les plus vulnérables à devenir propriétaires d’un terrain en les accompagnant dans les démarches administratives auprès des autorités, pour leur permettre une meilleure stabilité…
  • Aide et formation des bergers pour leur permettre d’augmenter leurs revenus et les préparer à affronter toutes les variations météorologiques.

L'impact de nos actions à Bor Undur en quelques chiffres (2018)

  • 42 personnes ont démarré leur commerce.
  • 1 231 personnes font partie d’un groupe d’épargne. 
  • 522 personnes ont été formées à la réduction des risques de catastrophe. 
  • 15 familles vulnérables ont reçu une yourte.