Journée internationale des droits de l'enfant

30 ans de combat pour les droits de l'enfant

Vision du Monde est une association de solidarité internationale qui vient en aide aux enfants les plus vulnérables. Nous plaçons la protection des enfants au cœur de nos actions en travaillant en confiance avec les familles. 

Écoute, respect des différences et solidarité sont les valeurs qui nous guident dans nos actions pour défendre les enfants et les accompagner. Nous nous appuyons sur des équipes locales afin de faciliter la transmission de compétences. 

Sur place, nos équipes recueillent des témoignages d'adultes et d'enfants victimes de violences. Les témoignages ci-dessous s'inspirent directement de ces paroles, de ces confidences, de ces parcours de vie difficiles mais aussi porteurs d'espoir. 

A l’occasion des 30 ans de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), Actes Sud et Vision du Monde s’associent et publient un livre de témoignages d'enfants ayant connu la maltraitance. Des récits poignants qui nous rappellent que partout dans le monde, les enfants ont plus que jamais besoin qu’on se batte pour leurs droits. Pour chaque livre acheté, 1 € est reversé à Vision du Monde. 

Le parrainage d'enfants est une solution efficace et durable pour éradiquer la pauvreté et rétablir les droits des enfants. 

Enfants soldats

Enfants soldats

« Et puis un combattant m’a dit de tuer une femme. Je savais que si je ne le faisais pas, je serai battu, ou pire. Moi je n’avais qu’un bâton pour arme. J’ai tapé cinq fois, et la femme était morte. Plus tard, j’ai eu une arme et j’ai tué des hommes, des femmes, des enfants, des vieillards. Grâce à la drogue, je ne ressentais plus rien du tout. Je n’avais pas d’hésitation, pas de pitié, rien. »

Jean, République Centrafricaine  

Dans le monde on estime à 300 000 le nombre d’enfants soldats. Les enfants soldats sont aussi bien des filles que des garçons et certains ont à peine 7 ans. Ils sont utilisés comme combattants, mais aussi comme espions, soigneurs, porteurs, cuisiniers, messagers ou encore esclaves sexuels. Lors de conflits, les violences envers les enfants sont fréquentes. Ils sont victimes d’enlèvements, de viols, sont enrôlés de force, tués, blessés ou exploités. La guerre viole bon nombre de leurs droits : le droit à la vie, le droit de grandir au sein de sa famille et de sa communauté, le droit à la santé, le droit à l’épanouissement et le droit d’être protégé.

Mariages précoces

« Me marier à quatorze ans… peu importe ! Ici, ça n’a rien d’extravagant […] Ce mariage, ce serait la fin de mes problèmes. A vrai dire, toute ma vie est un problème… »

Marie, réfugiée sud-soudanaise, camp d’Imvepi en Ouganda

Chaque année 12 millions de filles sont mariées avant l’âge de 18 ans, cela représente 23 filles toutes les minutes. Les mariages d’enfants entraînent souvent des grossesses précoces qui éloignent les jeunes filles de l’école et les exposent à des risques pour leur santé. Elles doivent alors s’occuper de leurs enfants et gagner leur propre revenu pour les élever. Sensibiliser les jeunes filles et les communautés aux méfaits de ces pratiques est essentiel pour réduire les inégalités entre les sexes et promouvoir l’égalité des chances.

Mariage précoce

Violences domestiques

Violences domestiques

« À l’école, je ne pourrai pas me concentrer. Car je sais que ce soir, quand on arrivera, il sera ivre. On attendra le repas sans prononcer un seul mot, de peur de l’énerver et parce qu’il trouvera le repas trop salé ou pas assez poivré, il commencera à s’en prendre à notre mère. »

Poly, Cambodge

Dans le monde entier, de nombreux enfants subissent des violences à la maison. Que ce soient des paroles blessantes, des cris, des insultes, des menaces, des gestes agressifs occasionnels ou répétés, des punitions humiliantes, des coups sur différentes parties du corps, ces actes marquent les enfants pendant très longtemps et les empêchent de grandir correctement. Il est important de sensibiliser les parents aux droits de l’enfant pour qu’ils soient traités avec respect et que ces différentes brimades ne soient plus tolérées. 

Travail des enfants

« Je suis épuisé, il a fait très chaud aujourd’hui. Mon dos me fait mal. Comme toujours, une odeur de sueur et d’ordures imprègne ma peau. Cette puanteur qui me colle au corps et aux cheveux, et qui ne sort jamais de mes narines, je ne m’y ferai jamais… »

Tiago, Colombie

Un enfant sur dix dans le monde travaille et la plupart d’entre eux ne vont plus à l’école. Ils font des travaux agricoles, sont domestiques ou fabriquent des vêtements dans des ateliers. Certaines activités mettent les enfants en danger, comme le travail dans les mines. Des filles ou des garçons sont obligés de vendre de la drogue, de se prostituer, ou sont utilisés comme esclaves. 

Travail des enfants

Enfants réfugiés

Enfants réfugiés

« Nous avons arpenté les chemins de montagnes, j’étais épuisé, frigorifié, mais je ne voulais pas le montrer. Six heures plus tard, nous sommes arrivés au Liban. Ici, dans le camp, il n’y a pas de maison. »

Waad, réfugié syrien au Liban

Plus de la moitié des réfugiés dans le monde sont des enfants. Ils fuient la misère, la violence, les catastrophes naturelles et les changements climatiques. Certains sont accompagnés de leur famille, dont ils peuvent être séparés au cours de leurs déplacements, tandis que d’autres partent seuls. Les enfants réfugiés sont exposés à de nombreuses violences et ne bénéficient bien souvent pas de la protection qui devrait leur être accordée. Sur leur parcours ou à leur arrivée, certains sont placés dans des centres de détention, ils doivent vivre dans des camps de réfugiés où les conditions de vie sont difficiles, tandis que d’autres sont séparés de leurs familles. 

Mutilations Génitales Féminines

« Mon tour est arrivé. Dans la pièce, il y avait du sang sur le sol et plusieurs femmes assez âgées qui se tenaient là. Des cris sont sortis de ma bouche et ont envahi la pièce. »

Fatoumata, Mali

Aujourd’hui on estime à plus de 200 millions le nombre de jeunes filles et de femmes, toujours en vie, qui ont été victimes de mutilations génitales féminines. L’excision est la forme la plus connue et la plus répandue. Dans le langage courant le terme excision est bien souvent utilisé pour désigner tous types de mutilations génitales féminines. Ces pratiques principalement concentrées dans 30 pays d’Afrique, du Moyen-Orient et de l’Asie consistent à retirer totalement ou une partie des organes génitaux féminins. L’excision provoque des douleurs et des saignements importants et le risque d’infection est élevé. Ces pratiques ont des conséquences désastreuses sur la santé des filles et des femmes et un impact psychologique important. 

Mutilations génitales féminines

Vous pouvez, vous aussi, contribuez à mettre fin à ces violences. Parrainer un enfant, c'est le protéger de ces différentes formes de violences et l'accompagner vers l'autonomie pour qu’il devienne acteur de sa propre protection.