fille victime de mutilations genitales feminines

Lutte contre les mutilations génitales

6 février - Journée Internationale

Aujourd’hui on estime à plus de 200 millions le nombre de jeunes filles et de femmes, toujours en vie, qui ont été victimes de mutilations génitales féminines.

L’ONG Vision du Monde tient à rappeler son engagement dans la lutte contre cette pratique.

Les mutilations génitales féminines sont la plupart du temps pratiquées sur des jeunes filles entre l’enfance et l’âge de 15 ans et constituent alors une véritable violation des droits de l’enfant.

Que sont les mutilations génitales féminines ? 

Les Mutilations Génitales Féminines recouvrent l’ensemble des interventions qui consistent à léser les organes génitaux de la femme pour des raisons non médicales. Elles reflètent l’inégalité profondément enracinée entre les sexes et constituent une forme extrême de discrimination à l'égard des femmes et des filles.

Ces pratiques violent bon nombre de leurs droits fondamentaux, dont le droit à la santé et le droit à la vie lorsque ces pratiques ont des conséquences mortelles. Cette tradition est particulièrement ancrée dans la culture de plusieurs pays d'Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient. 

L’excision est la forme la plus répandue de mutilations génitales féminines.

Ces dernières sont réparties en quatre catégories : 

  • La clitoridectomie : ablation partielle ou totale du clitoris et, plus rarement, seulement du prépuce.

 

  • L’excision : ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres et parfois des grandes lèvres.

 

  • L’infibulation : rétrécissement de l’orifice vaginal en suturant ou en passant un anneau à travers les petites lèvres de la vulve. Une désinfibulation est généralement pratiqué avant le mariage. Une femme peut subir plusieurs réinfibulations et désinfibulations au cours de sa vie.

 

  • Les autres interventions : toutes les autres interventions néfastes au niveau des organes génitaux féminins à des fins non médicales, par exemple, piquer, percer, inciser, racler et cautériser les organes génitaux.

 

D’après les estimations, 90% des mutilations génitales féminines sont des clitoridectomies ou des excisions, et près de 10% des infibulations, la forme qui entraîne les conséquences les plus graves.

Les mutilations génitales féminines ne présentent aucun avantage pour la santé, au contraire elles endommagent les tissus des organes génitaux et entravent le fonctionnement naturel de l’organisme féminin. De plus, les mutilations génitales féminines sont très peu pratiquées par des professionnels de santé (seulement 18%*).

Le plus souvent, les exciseurs traditionnels utilisent des lames de rasoirs et des ciseaux sans anesthésiques. Cette pratique provoque des douleurs et des saignements importants et le risque d’infection est élevé.


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L'ONG humanitaire Vision du Monde dans la lutte contre les mutilations génitales féminines

Pour encourager l’abandon de ces pratiques, il faut favoriser le dialogue social et permettre aux communautés d’agir elles-mêmes, collectivement. Nous devons pouvoir répondre aux besoins des femmes et des filles qui subissent les conséquences de ces mutilations, en particulier en matière de santé sexuelle et reproductive.

Dans les pays concernés par ce problème, nous soutenons les hôpitaux en charge de chirurgie réparatrice et de grossesses compliquées. Nous menons aussi un travail de sensibilisation, d’information et de formation des communautés, et nous aidons à la reconversion professionnelle des exciseuses.

L'ONG humanitaire Vision du Monde dans la lutte contre les mutilations génitales féminines

 

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