1 an après la COVID-19

Des années de progrès humanitaires mis à mal

La pandémie COVID-19 pourrait annuler 20 ans de progrès humanitaire en matière de  lutte contre la faim dans le monde et les maladies infantiles. 
 
Alors que le monde se concentre désormais sur l'accès à la vaccination contre la COVID-19, les restrictions sociales ont impacté les services de santé essentiels et des millions d'enfants n'ont pas été vaccinés contre d'autres maladies. Vingt années de gains durement acquis sont menacées. Plus de 5 millions d'enfants de moins de 5 ans sont menacés de maladies telles que le choléra et la diarrhée. La pandémie pourrait anéantir 20 ans de progrès dans la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, doublant potentiellement le nombre annuel de décès. 

L'OMS estime que la probabilité qu'un enfant né aujourd'hui soit entièrement vacciné, avec tous les vaccins recommandés au niveau mondial, avant l'âge de cinq ans est inférieure à 20 %.  
  
La pandémie a déclenché la plus grave récession mondiale depuis les années 1930. L'extrême pauvreté a augmenté pour la première fois en 22 ans et le chômage a augmenté de façon spectaculaire. La Banque mondiale estime que la pandémie risque de faire basculer 150 millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté en 2021, dont la moitié d’entre elles sont des enfants.   
 

Andrew Morley

"World Vision est profondément préoccupé par les effets à long terme de la pandémie sur le développement d'une génération entière parmi laquelle figurent les enfants les plus vulnérables du monde. Il ne doit plus y avoir d'enfance volée, alors que les filles et les garçons du monde entier continuent à subir les conséquences indirectes dévastatrices de la COVID-19",

- Andrew Morley, président et directeur général de World Vision International.

 

 

Depuis 1990, le nombre d'enfants qui meurent de causes évitables telles que la pauvreté, la faim et la maladie a diminué de plus de moitié. Si la communauté internationale ne donne pas la priorité aux pays les plus menacés par la crise sanitaire, économique et sociale, notre ONG internationale craint que la pandémie ne laisse des millions d'enfants en danger de mort à cause de la famine et de la maladie.  
   
L'ONU estime que 235 millions de personnes dans le monde auront besoin d'une assistance humanitaire en 2021, soit une augmentation de 40 % en un an. 

Cela signifie qu'une personne sur 33 dans le monde a besoin d'aide, ce qui représente une augmentation significative par rapport à la proportion de 1 personne sur 45 il y a un an, qui était déjà la plus élevée depuis des décennies. 

En 2020, le nombre de personnes recevant une aide financière ou sous forme de coupons pour accès aux biens de première nécessité du Partenariat international World Vision a augmenté et atteind plus de 6 millions de personnes, soit une augmentation de 60 % par rapport à 2019.  
  
Ce qui est encore plus inquiétant, c'est qu'à un moment où les plus pauvres du monde ont plus que jamais besoin d'aide, les fonds alloués sont en baisse. La CNUCED prévoit une diminution des investissements étrangers directs dans les économies en développement de 35 à 45 % en 2020 . La Banque mondiale quant à elle estime que les envois de fonds, qui constituent une bouée de sauvetage pour de nombreuses personnes vivant dans l'extrême pauvreté, diminueront de 14 % en 2021.  
    
La pandémie COVID-19 continue d’être bien réelle et ses conséquences risquent de se faire sentir pendant des années pour les plus vulnérables si nous n’agissons pas.  

Grâce à vos dons, nous poursuivons notre engagement pour les aider à faire face et se relever.
 

Vous pourriez aussi être intéressé par...