Le manque d'accès à l'eau potable prive les enfants d'éducation

Enfants au Cambodge qui collectent de l'eau non potable

Au Cambodge, le problème d’accès à l’eau potable ne touche pas que les zones rurales. Dans les villes, si les enfants ont rarement plusieurs kilomètres à parcourir pour trouver de l’eau, ils sont souvent confrontés à un autre problème lié à une urbanisation galopante : la mauvaise qualité de l’eau, responsable de nombreuses maladies qui les éloignent des bancs de l’école. Le manque d’accès à l’eau potable a des conséquences directes sur l’éducation des enfants. On estime à 227 millions le nombre de jours d’école perdus chaque année dans le monde pour cause de maladies liées à l’eau.

L’absence d’eau potable au sein même des écoles est un important frein à l’éducation des enfants. Au Cambodge, 6 écoles primaires sur 10 n'ont pas accès à l’eau potable et aux installations sanitaires de base. Ce manque d’infrastructures va à l’encontre des mesures d’hygiène et d’un environnement propice à l’apprentissage. Une eau propre, des toilettes adéquates et une bonne hygiène sont essentielles à l’éducation des enfants. 

En participant au challenge Global 6K, les 6km pour l’eau, vous apportez un accès durable à l’eau potable à plus de 1 500 enfants de 2 écoles primaires des quartiers défavorisés de Phnom Penh.
 

Quelles sont les problématiques rencontrées par les enfants dans les écoles de Phnom Penh ?

Phnom Penh est une ville en plein essor économique et démographique. On estime que sa population devrait doubler d’ici 2030. La surpopulation dans certains quartiers entraîne de mauvaises conditions d’hygiène et d’assainissement (problème de gestion des déchets, manque d’installations sanitaires et de tout-à-l’égout), qui rendent l’eau impropre à la consommation.

Dans les écoles, en l’absence d'installations de traitement, la qualité de l’eau reste également très problématique. L’eau est utilisée pour cuisiner et préparer les boissons, irriguer les sols et rincer les toilettes. Les enfants doivent souvent apporter leur propre bouteille d’eau ou en acheter sur place à des vendeurs pour 0,5 $ par jour et par élève. Sans eau potable, il est difficile de rester toute la journée à l’école et presque impossible d’éviter les maladies. Privés d’école, les enfants accumulent les lacunes, ce qui pose les bases d’un futur décrochage scolaire et qui met en péril toute leur éducation.

Apporter l’eau potable dans les écoles de Phnom Penh

En participant à cette étape du challenge Global 6K, les 6 km pour l’eau, vous allez permettre l’installation d’un système de traitement de l'eau dans 2 écoles primaires des quartiers défavorisés de Phnom Penh qui n’ont pas l’eau potable. Plus de 1 500 enfants et une trentaine d’enseignants bénéficieront de cette nouvelle installation. L’équipement fonctionne à l’électricité, comprend 6 lavabos avec robinets et distributeur de savon liquide pour veiller au respect des bonnes pratiques d’hygiène. Le projet permettra également de former les comités de gestion des écoles à la maintenance de l’installation pour en garantir sa pérennité. 1 600 bouteilles d’eau ainsi que du matériel d’hygiène seront aussi distribués aux élèves.

Ce projet d’accès à l’eau potable au sein de ces deux écoles est destiné à lutter contre les maladies hydriques qui éloignent les enfants des bancs de l’école. Quand les enfants ne peuvent pas se rendre à l’école, c’est tout le cercle vicieux de la pauvreté qui perdure. Un enfant qui boit une eau potable a moins de risque de tomber malade et peut donc aller à l’école, apprendre à lire, à écrire, à compter, se former, construire petit à petit son avenir et réaliser ses rêves. L’accès à l’eau potable à l’école, c’est moins de maladies, moins d’absences à l’école, et donc de meilleures perspectives d’avenir !

Parce que l’eau est source de connaissances, Vision du Monde mène de nombreux projets qui lient à la fois l’accès à l’eau potable et l’éducation des enfants dans ses programmes de développement.