« Aujourd’hui, comme 258 millions d’enfants, je n’irai pas à l’école ! »

« Je dois m’occuper de mon bébé. »

Nasrin a 15 ans et elle vit au Bangladesh. Ses rêves d’enfants se sont effondrés depuis qu'elle est devenue maman. Elle a quitté les bancs de l'école à l'âge de 12 ans, peu avant de mettre au monde son premier enfant. Etre mère est un travail à plein temps. Elle n'a donc plus le temps d'aller à l'école et ne pourra jamais étudier pour exercer un métier plus tard. Sans accès au savoir, Nasrin ne pourra pas sortir de la pauvreté, s’émanciper et accéder à un avenir meilleur. Son quotidien est rythmé par une autre priorité : s'occuper et prendre soin de ses enfants. 

Les grossesses précoces, un frein à l'éducation

Une grossesse précoce se dissocie rarement d'un mariage précoce. On estime à 650 millions le nombre de filles dans le monde mariées avant l’âge de 18 ans. Ces dix dernières années, le taux mondial de mariages précoces a diminué, passant d’une jeune femme sur quatre mariée à près d’une sur cinq. Cependant en Afrique de l’ouest et en Afrique centrale, où cette pratique néfaste est la plus répandue, plus de quatre jeunes femmes sur dix ont été mariées avant leur 18ème anniversaire. Chaque année, ce sont donc 15 millions de filles de moins de 18 ans qui se voient privées de leur enfance.

Ces mariages se soldent souvent par une grossesse précoce conduisant à l'abandon scolaire. Ces grossesses précoces éloignent de façon définitive les jeunes filles des systèmes éducatifs. En Afrique sub-saharienne, 42 % des femmes âgées de 15 à 24 ans et vivant en zones urbaines étaient enceintes avant l’âge de 18 ans. Dans les zones rurales, ce chiffre augmente pour passer à plus de 50 %.

Les grossesses précoces sont plus fréquentes chez les adolescentes des communautés vulnérables touchées par la pauvreté et le manque d’éducation et d’emplois. Dans les régions en développement, 33 millions de filles âgées de 15 à 19 ans n’ont pas accès à la contraception. Par conséquent, la moitié d’entre elles subissent des grossesses imprévues. 

Quand parrainage d'enfants rime avec droits des enfants et éducation

Nasrin ne peut pas aller à l'école car elle s'occupe de son bébé

Vision du Monde fait de la protection des enfants sa priorité en s’engageant dans la lutte contre le mariage précoce et les grossesses précoces qui mènent à la déscolarisation des jeunes filles.

A travers le parrainage d’enfants, l'association travaille au quotidien pour que chaque enfant puisse vivre pleinement sa vie, à savoir : grandir en bonne santé, avoir accès l’eau potable, manger à sa faim et aller à l’école.

La pauvreté au niveau communautaire ou familial est l’une des causes profondes des mariages et grossesses précoces. Ainsi, Vision du Monde travaille main dans la main avec les communautés locales pour les aider dans leur développement économique et les sensibiliser sur les droits des filles et l'importance pour elles de lutter contre les mariages et les grossesses précoces. 

Beaucoup de jeunes filles comme Nasrin ont besoin d'un parrain ou d'une marraine pour ne pas voir leurs droits bafoués. Etre parrainé est la clé d'un avenir meilleur pour ces jeunes filles. Elles auront accès à une éducation de qualité, elle pourront étudier et exercer un métier qu'elles aiment. La pauvreté ne sera plus qu'un lointain souvenir pour elles. 

 

Ils sont 258 millions à ne pas aller à l'école, découvrez pourquoi...