Quel conflit oppose l’Arménie à l’Azerbaïdjan ?

Depuis le 27 septembre, des combats meurtriers éclatent dans le Haut-Karabagh entre les forces arméniennes et azéries, affrontements qui ont déjà coûté la vie à 220 personnes. Depuis plusieurs années, cette région montagneuse du Sud du Caucase cristallise les conflits entre ces deux Etats, aux portes de l’Europe.  
 
Au début du XXe siècle, sous l’Union Soviétique, la région du Haut-Karabagh, principalement peuplée d’Arméniens chrétiens, est devenue une région autonome de l’Azerbaïdjan soviétique. Le conflit qui frappe actuellement la zone a commencé en 1988, lorsque les Arméniens de Karabagh ont affirmé que le Karabagh devait faire partie de l’Arménie soviétique. Le conflit a dégénéré en guerre ouverte au début des années 1990. Un cessez-le-feu a été signé en 1994, depuis Karabagh a été sous contrôle des forces Arméniennes. Des sursauts de violence ont persisté, mais depuis 2016 rien n’était venu relancer les tensions au point de déclencher une guerre.  
 
Aujourd’hui, l’Union Européenne et les Nations unies craignent que le conflit s’étende plus encore, chaque partie compte des alliés proches et reconnus, la Turquie soutenant l’Azerbaïdjan et la Russie, l’Arménie. L’issue incertaine de cette escalade de tensions rend les échanges diplomatiques compromis. Le dimanche 4 octobre, le président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliev, a demandé à l’Arménie de se retirer du Haut-Karabakh, « qu’elle a illégalement gardé sous contrôle pendant près de trente ans ».  
 

Vision du Monde intervient en Arménie

World Vision est présent en Arménie depuis plus de 30 ans dans les régions touchées par la crise. Il s’agit notamment des programmes des régions de Sisian, Kapan, Ijevan, Noyemberyan, Tchambarak et Vardenis.

Les villages de la région de Vardenis, où notre programme de parrainage se développe depuis plus de 10 ans, sont au cœur de la crise depuis le 29 septembre. Les opérations de parrainage ont donc été suspendues au profit d’une aide d’urgence. En effet, au contexte difficile, s’ajoute une baisse des températures.   
 
Afin de soutenir au mieux ces populations vulnérables, nous collaborons avec les autorités locales pour évaluer les besoins actuels des populations (vêtements chauds, vivres, kits d’hygiène…). Forts de notre expérience sur le terrain et de nos relations établies dans la durée avec ce pays, nos équipes vont pouvoir agir en première ligne.  

Malheureusement, nous n’avons pas encore d’informations du terrain au niveau individuel, mais nous savons néanmoins nos équipes locales aux côtés des familles pour préserver la sécurité des enfants.