Pourquoi la faim dans le monde progresse-t-elle encore ?

A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la faim, se tenant le 15 juin, Vision du Monde, dresse un constat alarmant : la faim dans le monde progresse et la crise du COVID-19 plonge de nouvelles personnes dans l’insécurité alimentaire. Une situation insupportable lorsqu’on sait que nous produisons des denrées, en théorie, en quantité suffisante pour nourrir tous les habitants de la planète… Vision du Monde se mobilise pour inverser la courbe et mettre fin durablement à la malnutrition infantile.

Aurélien, parrain de quatre enfants avec Vision du Monde témoigne sur

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Infographie : personnes qui souffrent de la faim
Infographie : insécurité alimentaire dans le monde
Infographie : les conséquences du COVID-19 sur la faim dans le monde

Dans le monde, 1 personne sur 9 souffre de la faim

Depuis 2015, la faim dans le monde augmente et a presque retrouvé son niveau d’il y a 10 ans. Dans le monde, 1 personne sur 9 souffre de la faim, soit 820 millions de personnes !

Près de 150 millions d’enfants de moins de 5 ans sont touchés par un retard de croissance. La situation s’aggrave en Amérique du Sud et dans la plupart des régions d’Afrique, tandis que la baisse du taux de sous-alimentation, qui caractérisait le continent asiatique semble fortement ralentir.

Aujourd’hui, 20% de la population africaine est sous-alimentée, et les trois quarts des personnes souffrant de la faim dans le monde vivent dans les zones rurales.

Selon le rapport mondial sur les crises alimentaires, 10 pays ont fait face aux pires crises alimentaires en 2019 : le Yémen, la République démocratique du Congo, l'Afghanistan, le Venezuela, l'Éthiopie, le Soudan du Sud, la Syrie, le Soudan, le Nigeria et Haïti. 
 

Quelles sont les causes de la faim dans le monde ?

Selon un rapport de l’ONU, la variabilité climatique affectant le régime des pluies et les saisons agricoles et les événements climatiques extrêmes tels que les sécheresses et les inondations font partie des facteurs clés expliquant la hausse de la faim, sans oublier les conflits et les crises économiques.

Le nombre de personnes sous-alimentées tend à être plus important dans les pays fortement exposés aux climats extrêmes. Le réchauffement climatique a déjà des conséquences terribles sur les rendements des cultures de riz, de blé, et de maïs dans les régions tropicales et tempérées. 

De plus, contrairement à ce que l’on pourrait croire, les plus touchés par l’insécurité alimentaire ne sont pas les pays les plus pauvres mais ceux à revenus moyens. Ces pays, comme le Vietnam, le Sénégal, ou la Bolivie, sont fortement dépendants des importations et des exportations et donc des marchés internationaux. La crise du COVID-19 a démontré à quel point la monoculture peut être un danger pour les populations et qu’il est primordial de diversifier les cultures agricoles dans les contextes fragiles et ruraux.
 

Le COVID-19 intensifie l’insécurité alimentaire dans le monde

Raphaële Vauconsant alarme sur les conséquences secondaires de la pandémie COVID-19 en interview sur

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2 milliards de personnes dans le monde sont en situation d’insécurité alimentaire. Ce chiffre risque de connaître une importante aggravation dans les prochains mois, comme impact secondaire de la crise COVID-19 sur les plus vulnérables. Depuis le début de la crise, ce sont des millions de personnes qui se sont retrouvées du jour au lendemain en grande difficulté pour accéder à une alimentation saine, équilibrée et nutritive.

Dans les contextes les plus fragiles, la pandémie risque de provoquer une hausse de 40% des cas de malnutrition sévère chez les enfants.
Le Programme Alimentaire Mondiale (PAM) estime qu’aujourd’hui 320 millions d’écoliers ne mangent pas à leur faim, car privés des repas dont ils bénéficiaient à l’école ou via d’autres services d’aides, momentanément fermés en raison des mesures de distanciation sociale.

De nombreuses familles sont en situation de détresse financière et ne parviennent plus à subvenir à leurs besoins. Les marchés sont fermés ou désertés, ce qui rend très difficile les ventes de la production agricole, ventes qui sont la principale ressource des ménages en milieu rural.
 

Vision du Monde au cœur de la lutte contre la faim

Vision du Monde, intensifie actuellement sa réponse d’urgence face au COVID-19 pour limiter l’impact de la pandémie sur l’insécurité alimentaire des enfants et de leurs familles.

L’ONG humanitaire a déjà distribué des denrées à plus d’un million de personnes depuis le début de la crise et a distribué plus de 6 millions de dollars en espèce et en coupons, aux familles les plus vulnérables pour qu’elles puissent accéder aux biens de premières nécessités (nourriture, produits d’hygiène, médicaments, lait maternel…).
 

enfant nourri par sa maman

Au sein de ses 17 programmes de parrainage répartis dans 12 pays, Vision du Monde, lutte contre la malnutrition infantile. En Ethiopie, dans son programme de parrainage de Lalo Asabi, l’association aide à identifier les bonnes pratiques nutritives au sein de certaines familles pour qu’elles soient enseignées aux parents ayant des enfants en situation de sous-nutrition. Grâce à l’intensification des programmes de santé nutritionnelle plus de 100 familles vulnérables ont renforcé leurs connaissances sur les bonnes pratiques alimentaires.
Au Sénégal, dans le programme de parrainage de Diokoul, 96% des enfants malnutris sont désormais sortis de leur état de malnutrition.

Soutenir l’agriculture locale est également essentiel pour sortir durablement les populations de l’insécurité alimentaire. Pour ce faire, Vision du Monde forme les communautés à la diversification de l’agriculture et aux techniques durables respectueuses de l’environnement. Permettre à chaque famille de subvenir à ses besoins est primordiale dans la lutte contre la faim. Pour cela l’ONG soutient plus de 54 000 groupes d’épargne existants dans 34 pays, pour aider plus d’un million de personnes, dont 70 % sont des femmes.   
 

Vous aussi vous pouvez agir durablement pour mettre fin à la malnutrition infantile, grâce au parrainage d’enfants !