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Les "femmes manquantes" en Inde

Agissons pour elles : En Inde, les familles préfèrent avoir des garçons. De nombreux parents décident de tuer ou d’abandonner leurs filles à la naissance.
7 mars 2013

On estime à 39 millions le nombre de "femmes manquantes" en Inde. Voici l’histoire de Kalaivani.

Quand Kalaivani est née dans un petit village en Inde, sa mère, Yashoda, était très inquiète car c'était la troisième fois qu'elle donnait naissance à une fille. Cela la mettait dans une situation très compliquée car elle était accusée par son mari de porter malheur et risquait d'être mise à la porte de chez elle avec ses trois filles. C'est pourquoi, après des heures de réflexion, Yashoda envisageait comme seule solution, de ne pas la laisser vivre.

En Inde, comme dans de nombreux Pays en Développement, les familles préfèrent attendre des garçons, car les filles sont moins susceptibles d'aider financièrement leur famille, et au moment de leur mariage, leurs parents doivent également payer une dote à la famille du mari en plus du coût du mariage.

Les familles des garçons s'enrichissent, alors que les familles des jeunes filles s'appauvrissent. Face à ce dilemme, les infanticides ou abandons des petites filles à la naissance sont fréquents. On estime à 39 millions le nombre de femmes "manquantes" en Inde, à cause des infanticides et des avortements sélectifs.

 

Vision du Monde a convaincu la famille de laisser vivre Kalaivani

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Sans l'intervention de Vision du Monde, Kalaivani aurait très probablement fait partie de ces "femmes manquantes" en Inde. Mais les équipes de Vision du Monde connaissaient la situation de Yashoda et savaient qu'elle risquait de ne pas la laisser vivre. Après la naissance de Kalaivani, ils lui ont donc rendu visite en présence de son mari, et les ont persuadés de laisser vivre Kalaivani tout en lui présentant des solutions pour subvenir à ses besoins. Ils ont mis Yashoda en contact avec un groupe de femmes développant des petits projets d'épargne, ce qu'il l'a aidée à ouvrir un commerce et à développer des revenus pour subvenir aux besoins de sa famille.

La pratique de l'infanticide se rapproche de celle de l'avortement sélectif. Dans certains pays, la pression qui pèse sur les femmes à propos du sexe de l'enfant à naître est énorme. Alors que le ratio biologique normal est de 104 -106 garçons pour 100 filles, des ratios aussi élevés que 130 garçons pour 100 filles ont été observés en Asie, dans le Caucase et dans les Balkans.

Les chercheurs soutiennent que si le ratio à la naissance était resté à son équilibre de 105 ces dernières années, le continent Asiatique compterait 163 millions de femmes en plus.