Journée mondiale de l'eau 2022

1 tiers de la population n'a pas accès à de l'eau potable

À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau du 22 mars, Vision du Monde, association de solidarité internationale qui vient en aide aux enfants les plus vulnérables, souhaite alerter sur le manque d’accès à l’eau potable qui impacte la vie des populations des pays en voie de développement.

En 2022, encore un tiers de la population mondiale n’a pas accès à une eau salubre !

L’accès à une eau salubre est pourtant un droit fondamental, révélateur de graves inégalités à travers le monde, renforcées en temps de crise. Pandémie, réchauffement climatique, intensification des conflits… Les causes qui accentuent la pénurie d’eau sont multiples et touchent déjà 40 % de la population mondiale.

Enfants qui vont chercher de l'eau

En conséquence, les chiffres sont alarmants : 

  • Dans le monde, 1 personne sur 3 n'a pas accès à une eau propre.
  • D'ici 2030, 700 millions de personnes risquent d'être déplacées à cause d'une pénurie d'eau.
  • Dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, 90 % des enfants vivent dans des zones au stress hydrique élevé, il s'agit de la région du monde la plus impactée par le manque d'eau.

Aujourd’hui, plus de 4,5 milliards de personnes ne disposent pas de services d'assainissement sûrs. Alors que les chiffres étaient déjà alarmants, la crise sanitaire liée à la COVID-19 est venue renforcer les problématiques liées au manque d’eau, à l’assainissement et à l’hygiène. Effectivement, l’accès à l’eau a des conséquences directes sur la santé mais également sur l’alimentation, l’agriculture, l’éducation, et le développement économique des familles.

Il est grand temps d’agir pour que le respect du droit humain fondamental à l'eau et à l'assainissement soit respecté pour tous ! Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a affirmé qu’au-delà d’une nécessité pour les personnes, l’accès à l’eau salubre généralisé est également favorable à la planète et aux entreprises. En effet, chaque dollar investi dans l'assainissement permet d’obtenir jusqu’à 5 dollars en frais médicaux économisés, en meilleure santé, en productivité accrue, en éducation et en emplois.

Des inégalités renforcées en temps de crise

La crise sanitaire liée à l’épidémie de COVID-19 est venue nous rappeler l’importance de l'eau et de l'assainissement pour lutter contre les maladies infectieuses. Alors que notre quotidien est rythmé par un lavage de mains intensif et des gestes d’hygiène renforcés depuis le début de la crise, plus de 3 milliards de personnes à travers le monde manquent d'installations de base pour se laver les mains. N’ayant pas la chance de pouvoir se protéger par des gestes simples, toutes ces personnes se retrouvent dans une situation de vulnérabilité élevée face à l’épidémie.

La pollution, le réchauffement climatique et le recul de la biodiversité sont autant de facteurs favorisant la contamination et la pénurie d’eau dans le monde. Alors que 80 % des eaux usées dans le monde sont rejetées dans l’environnement sans traitement, de nombreuses maladies se propagent et affectent les populations. Plus de 842 000 personnes meurent chaque année dans les pays en développement à cause du manque d’eau, d’assainissement et d’hygiène. Les situations de stress hydriques se font particulièrement ressentir dans les zones touchées par les conflits. En 2021, 84 millions de personnes ont été déplacées en raison de l’intensification des conflits dans le monde. Les populations déplacées font face à des situations extrêmes et se retrouvent généralement sans aucune ressource et donc sans accès à une eau salubre. Dans d’autres situations, c’est le manque d’eau qui poussent les populations à fuir leurs habitations.

Les enfants, premières victimes du stress hydrique

Les enfants demeurent les premières victimes du stress hydrique. Aujourd’hui encore, ce sont plus de 800 enfants de moins de 5 ans qui meurent chaque jour dans le monde des suites de maladies liées à l’eau. Une situation intolérable, particulièrement marquée dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) où 90% des enfants vivent dans des zones au stress hydrique élevé. Il s’agit de la région du monde la plus impactée par le manque d’eau.

Dans les pays en développement, les femmes et les enfants, et plus particulièrement les petites filles, doivent parcourir en moyenne 6 km par jour pour aller chercher de l’eau. Cette corvée épuisante et chronophage les empêchent d’accéder à une éducation et de se construire un avenir. A cela s’ajoute un manque d’installations sanitaires dans les écoles qui oblige des jeunes filles à rester chez elles lorsqu’elles ont leurs menstruations. Il est primordial de favoriser l’accès à l’eau potable et à des toilettes dignes pour permettre à ces enfants et à leur famille de sortir durablement du cercle vicieux de la pauvreté.

Notre ONG pour les enfants agit pour l'accès à l'eau potable

Via le réseau World Vision International, 1er fournisseur non-gouvernemental d’eau potable à travers le monde, Vision du Monde a déployé une aide d’urgence dès le début de la crise liée au COVID-19. Ainsi, des points d’eau et des stations supplémentaires pour le lavage des mains ont été installés dans les camps de réfugiés, dans la rue, dans les écoles et aux abords des centres de santé. Du savon et du désinfectant ont également été distribués à près de 8 millions de personnes qui n’ont pas les moyens de se protéger face au virus.

  • Plus de 143 000 stations publiques de lavage de mains ont été installées et réhabilitées
  • Plus de 144 000 points d’accès à l’eau, pour l’assainissement et l’hygiène ont été construits et réhabilités
  • Plus de 428 000 kits de nettoyage ont été distribués aux communautés les plus vulnérables

La question de l’accès à l’eau potable est centrale dans le travail mené par Vision du Monde. C’est pourquoi les problématiques hydriques sont un point de départ de la majorité de ses 17 programmes de développement, répartis dans 11 pays.

La crise de l’eau n’est pas une fatalité et Vision du Monde est convaincue qu’en travaillant main dans la main avec les communautés locales, nous pouvons la surmonter. L’ONG humanitaire développe des projets dit « WASH » (impliquant eau potable, assainissement et hygiène) au sein de ses programmes de développement. Son approche basée sur le transfert de compétences lui permet non seulement d’assurer la construction de puits mais également de former les populations locales afin qu’elles puissent à leur tour en prendre soin. Nos études prouvent que les puits construits par Vision du Monde sont toujours en état de marche 20 ans après.

En 2020, à travers le partenariat World Vision International, Vision du Monde a :

  • Fourni de l’eau potable à 3,4 millions de personnes
  • Amélioré les installations sanitaires pour 2,7 millions de personnes
  • Délivré des formations sur les bonnes pratiques d’hygiène à 8,2 millions de personnes