Un garçon sous une moustiquaire

Journée mondiale de lutte contre le paludisme

Un enfant meurt du paludisme toutes les 2 minutes dans le monde.
14 avril 2020

Le 25 avril, la journée mondiale de lutte contre le paludisme est l’occasion de rappeler l’importance de s’unir autour d’un but commun : un monde sans paludisme.  Dans le rapport mondial sur le paludisme 2019 de l'OMS, le nombre de cas estimés dans le monde en 2018 était de 228 millions contre 251 en 2010 et 231 millions en 2017. Même si on observe une baisse de 20 millions entre 2010 et 2017 les données pour la période 2015-2017 ne montrent pas de progrès significatifs. Sans des mesures urgentes, les avancées majeures dans la lutte contre le paludisme sont compromises. Vision du Monde s’engage pour la protection des enfants et de leur famille contre cette maladie ainsi que la prise en charge des victimes partout dans le monde. 

Qu’est-ce que le paludisme ? 

Le paludisme, ou malaria, est une maladie transmise par les moustiques femelles de l’espèce Anopheles, porteuses du parasite Plasmodium et qui piquent entre le coucher et le lever du soleil. En s’attaquant aux globules rouges, ce parasite entraîne fièvre, maux de tête, vomissements et troubles circulatoires chez le malade. Cinq types différents de parasites infectent l’homme : P. falciparum, P. vivax, P. ovale, P. malariae, et P. knowlesi. Si P. falciparum et P. vivax sont les plus répandus, P. falciparum est le plus dangereux car il entraîne les taux les plus élevés de complications et de mortalité. Cette forme mortelle de paludisme est un grave problème de santé publique dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne.

Le paludisme : une maladie qui tue chaque jour 

En 2018, au niveau mondial, le nombre de décès dus au paludisme a été estimé à 405 000, contre 416 000 en 2017 et 585 000 en 2010. Les enfants de moins de 5 ans sont les plus vulnérables face au paludisme. Cette même année, ils ont représenté 67% des décès liés au paludisme. 94% des décès liés au paludisme ont eu lieu en Afrique. 

93% des cas de paludisme ont été enregistrés en Afrique, contre 3,4% en Asie du Sud-Est et 2,1% en Méditerranée orientale. 19 pays concentrent 80% du nombre total de cas de paludisme dans le monde dont le le Nigéria (25%), la République démocratique du Congo (12%), l’Ouganda (5%), ainsi que la Côte d’Ivoire, le Mozambique et le Niger (4 % chacun). 
 

Un diagnostic précoce et un traitement rapide sont les moyens les plus efficaces de prévenir l’aggravation des cas de paludisme et les décès associés. Les enquêtes nationales révèlent des disparités en matière d’accès aux soins en fonction du revenu des ménages et du lieu de résidence. Parmi les enfants ayant eu les symptômes du paludisme, ceux issus des ménages les moins pauvres ont eu plus facilement tendance à solliciter un suivi médical contrairement à ceux issus des ménages les plus pauvres. Ils étaient également plus nombreux à avoir accès aux soins parmi ceux vivant en milieu urbain qu’au sein des ménages des zones rurales.

En 2018, via le partenariat international World Vision, Vision du Monde a protégé plus de 20 millions d’enfants et de femmes enceintes du paludisme et a distribué près de 14 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide.  

Une fille atteinte du paludisme

 

Le Covid-19 : un risque supplémentaire face au paludisme

Dans les contextes les plus fragiles, la crise du Coronavirus intensifie l’insécurité alimentaire qui peut provoquer une hausse de 40% des cas de malnutrition sévère : un facteur aggravant face au paludisme !

Ce sont alors 100 000 enfants supplémentaires qui risquent de mourir du paludisme, soit une hausse de 50%.

Malgré la pandémie liée au COVID-19, le paludisme reste une problématique majeure dans les pays d’Afrique subsaharienne. Alors que ces pays doivent faire face à la crise du Coronavirus, il est primordial de ne pas baisser la garde face au paludisme et de poursuivre les actions de prévention ainsi que de détecter les cas et les traiter. Les systèmes de santé de ces régions sont fortement fragilisés et risquent d’être rapidement saturés par les cas de Coronavirus. Cela peut avoir des conséquences dramatiques sur la prise en charge des personnes infectées par le paludisme et ainsi augmenter la mortalité liée à la maladie.
La prise en compte des problématiques d’accès aux infrastructures de santé est centrale dans la lutte contre la mortalité liée au paludisme. Des personnes meurent du paludisme car elle ne sont pas prises en charge dans les temps. Ces situations risquent d’être de plus en plus fréquentes au cours de l’épidémie COVID-19, en raison notamment de la peur de contracter le virus lors d’un passage à l’hôpital. 
 

Vision du Monde s’engage dans la lutte contre le paludisme 

A travers ses programmes de développement et son approche globale pour le droit à la santé et l’accès aux soins des familles vulnérables, Vision du Monde agit pour la prévention du paludisme. Dans les zones infectées par la maladie, l’association distribue des moustiquaires imprégnées d’insecticide et facilite la prise en charge médicale des victimes du paludisme par la mise en place de centres de santé dans des zones reculées. 
En Afrique de l’ouest, de nombreuses familles sont prises dans le cercle mortifère de l’insécurité alimentaire et du paludisme. Fragilisés par la malnutrition, les enfants en bas âge sont particulièrement affaiblis et n’ont pas la force de lutter contre la maladie. 

Dans les pays à forte transmission, Vision du Monde s’attaque aux causes directes et indirectes de la maladie. L’ONG humanitaire protège les communautés les plus vulnérables face à la maladie à savoir les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes et les personnes atteinte du virus du sida. La prévention et les traitements contre le paludisme sont intégrés à ses programmes de santé. De plus, les actions d’assainissement jouent un rôle majeur dans la lutte contre le paludisme permettant ainsi d’éviter les eaux stagnantes et la prolifération de moustiques contaminés. 

Vision du Monde et l’ensemble du partenariat international World Vision ont permis de sauver la vie de 5 608 enfants de moins de 5 ans au Malawi et de 6 897 au Mozambique en 2016 et 2017. Au Burundi, l’ONG humanitaire a installé 58 000 moustiquaires et 184 000 foyers ont été imprégnés d’insecticide. Grâce à un travail commun avec les cliniques locales, 18 000 enfants burundais ont reçu une aide alimentaire adaptée, leur permettant de mieux lutter contre les maladies.

En 2018, via le partenariat international World Vision, Vision du Monde a protégé plus de 20 millions d’enfants et de femmes enceintes du paludisme et a distribué près de 14 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide. 

Une fille et son père protégés par une moustiquaire

 

Ils parlent de nous !

FRANCE 24 

25.04.20 - Interview de notre Responsable des relations extérieures, Raphaële Vauconsant pour la Journée mondiale du paludisme
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DOCTISSIMO

24.04.20 - COVID-19 et paludisme : un risque de mortalité infantile accru
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LE CANARD ENCHAINE 

22.04.20 - Sans penser à malaria
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