Journée Internationale des Migrants : qui sont-ils ?

Travail, conflits, catastrophes naturelles…de nombreuses raisons poussent chaque année des centaines de milliers de personnes à quitter leur pays. La Journée internationale des migrants, le 18 décembre, est l’occasion de mettre en lumière leur situation et de répondre aux questions les plus courantes pour balayer les préjugés et sensibiliser aux droits des migrants.

Migrants, réfugiés, demandeurs d’asile, apatrides : quelles différences ?

Qui sont les migrants ?

S’il n’est pas défini juridiquement, le terme « migrant » désigne, selon les Nations Unies, « toute personne qui a résidé dans un pays étranger pendant plus d’une année, quelles que soient les causes, volontaires ou involontaires, du mouvement, et quels que soient les moyens, réguliers ou irréguliers, utilisés pour migrer ». Être migrant ne découle donc pas forcément d’un déplacement involontaire mais peut, par exemple, désigner une personne ayant quitté volontairement son pays dans l’espoir de meilleures opportunités économiques.

Les réfugiés et demandeurs d’asile : quelle définition ?

Les personnes fuyant des violences et craignant pour leurs vies dans leur pays d’origine peuvent demander le statut de réfugié. La confusion entre migrants et réfugiés est fréquente mais le terme de réfugié est défini par la Convention de Genève du 28 juillet 1951. 

Un réfugié désigne toute personne qui se trouve hors du pays dont elle a la nationalité ou dans lequel elle a sa résidence, et qui craint, avec raison, d’être persécutée du fait de sa nationalité, de son appartenance communautaire, de sa religion, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. En raison de cette crainte, elle est dans l’incapacité de demander la protection de ce pays ou d’y retourner.

Ces personnes doivent demander le droit d’asile dans le pays où elles souhaitent s’installer et bénéficient ainsi d’une protection internationale. Tant que leur instruction est en cours et jusqu’à l’obtention officielle du statut de réfugié, les personnes sont alors désignées comme demandeurs d’asile.

Il arrive cependant que certaines personnes ne remplissent pas les critères juridiques pour être reconnues comme réfugiés mais ne peuvent pas non plus rentrer chez elles sous peine d’être victimes de graves atteintes à leurs droits humains.

Que signifie être apatride ?

Les personnes apatrides ne sont pas systématiquement des personnes ayant quitté leur territoire d’origine. Être apatride signifie avant tout qu’une personne ne possède aucune nationalité d’un point de vue juridique. Plusieurs raisons peuvent expliquer que des personnes naissent ou deviennent apatrides : la discrimination envers certains groupes ethniques ou religieux ou en raison du genre, la création de nouveaux États, des changements de territoires, ou encore des failles législatives.

Sans nationalité, les personnes apatrides ne peuvent faire valoir leurs droits et sont souvent privées d’éducation, d’accès à l’emploi ou encore de soins. Cette situation oblige parfois les populations à fuir leur pays d’origine pour obtenir la nationalité d’un autre pays et être ainsi protégées. C’est notamment le cas des réfugiés Rohingyas à qui la Birmanie refuse la nationalité. 

D’où viennent les migrants ?

Le déplacement volontaire ou forcé de populations n’est pas récent et l’histoire a toujours connu des vagues de migration plus ou moins importantes. Cependant, les facilités de déplacement actuelles, les différents conflits et les conséquences du réchauffement climatique tendent à augmenter le nombre de migrants. 

En 2020, on comptait plus de 281 millions de migrants dans le monde. L'Inde compte à elle seule plus de 18 millions de personnes vivant en dehors du pays. Le Mexique, la Russie, la Chine et la Syrie font également partie des pays comptabilisant le plus d’émigrés. Cependant, tous les migrants ne parcourent pas des millions de kilomètres et beaucoup d’entre eux se réfugient dans les pays voisins.

En France, les demandes d’asile proviennent essentiellement d'Afghanistan, du Bangladesh, du Pakistan, de Guinée et de Turquie. Au total, plus de 81 000 premières demandes d’asile (mineurs compris) et plus de 11 000 demandes de renouvellement ont été effectuées en 2020.

Jeune maman migrant avec sa fille

Pourquoi les migrants quittent-ils leur pays ?

De nombreuses raisons poussent les habitants à quitter leur pays pour construire leur vie ailleurs. Pour certains, la migration est un choix économique. Leur situation financière ne leur permet pas toujours de vivre dans des conditions décentes, ou bien de soigner des proches. Ils deviennent migrants économiques.

Partir vivre dans un autre pays représente alors un espoir de nouvelles opportunités professionnelles et d’un meilleur salaire afin d’envoyer de l’argent à leur famille restée au pays. D’autres encore quittent leur pays pour rejoindre des proches déjà installés à l’étranger. 

Mais tous les migrants ne quittent pas leur pays par choix. La pauvreté, les conflits, les discriminations, la violence et les persécutions ou encore les catastrophes naturelles sont autant de raisons qui forcent les habitants à partir pour survivre.

 

La Journée internationale des migrants est l’occasion pour Vision du Monde de rappeler qu’il est de notre devoir d’agir pour leur venir en aide et les protéger. 

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