Une mère et sa fille

Journée Internationale des Droits des Femmes

Luttons ensemble pour faire valoir les droits des femmes dans le monde
15 février 2019

Tous les 8 mars, la Journée Internationale des Droits des Femmes est l’occasion de sensibiliser et mobiliser la population en faveur de la défense des droits des femmes et de l’égalité femmes-hommes. Les violences faites aux femmes persistent partout dans le monde. En plus de constituer une grave violation des droits fondamentaux de la femme, ces abus représentent un problème majeur de santé publique. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, 35% des femmes, soit plus d’1 femme sur 3, déclarent avoir été exposées à des violences physiques ou des abus sexuels de la part de leur partenaire intime ou de quelqu’un d’autre au cours de leur vie.

 

Les violences faites aux femmes

L’Organisation des Nations Unies définit la violence à l’égard des femmes comme « tous les actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. »

Les violences faites aux femmes peuvent prendre de multiples formes :

  • Violences physiques, sexuelles ou psychologiques d’un partenaire intime
  • Abus sexuels
  • Excision et autres mutilations génitales féminines
  • Mariages forcés et mariages précoces
  • Homicides
  • Traite des femmes

Jeune fille au regard triste

 

Selon l'ONU Femmes, plus de la moitié (51%) des victimes de trafic d’êtres humains dans le monde sont des femmes adultes, les femmes adultes et les filles représentant 71% des victimes. Quant au trafic d’enfants, les filles seules comptent pour près de trois victimes sur quatre. Près de trois femmes et filles victimes du trafic d’êtres humains sur quatre le sont à des fins d’exploitation sexuelle.

On estime à 650 millions le nombre de filles dans le monde mariées avant l’âge de 18 ans. Chaque année, 15 millions de filles de moins de 18 ans se voient privées de leur enfance. Ces dix dernières années, le taux mondial de mariages précoces a diminué – passant d’une jeune femme sur quatre mariée alors qu’elle était enfant, à près d’une sur cinq. Cependant en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale – où cette pratique néfaste est la plus répandue – plus de quatre jeunes femmes sur dix ont été mariées avant leur 18e anniversaire. Ces mariages se soldent souvent par une grossesse précoce et un isolement social, interrompent la scolarisation, limitent les possibilités de la jeune fille et l’exposent davantage à la violence familiale.

Plus de 200 millions de jeunes filles et de femmes, toujours en vie, ont été victimes d’excision et autres formes de mutilations génitales féminines. Cela concerne la plupart du temps des jeunes filles de moins de 15 ans. L’excision est la forme la plus répandue de mutilations. Les mutilations génitales féminines ne présentent aucun avantage pour la santé, au contraire elles endommagent les tissus des organes génitaux et entravent le fonctionnement naturel de l’organisme féminin. L’excision est reconnue comme une véritable violation des droits de l’enfant, des filles et des femmes.

Environ 15 millions d’adolescentes (âgées de 15 à 19 ans) dans le monde ont subi des rapports sexuels forcés (pénétration sexuelle ou autres actes sexuels imposés sous la force) à un certain moment de leur vie. Parmi ces adolescentes, 9 millions ont été victimes de violences au cours de l’année écoulée. Dans la grande majorité des pays, les adolescentes sont les plus exposées au risque d’avoir à subir des rapports sexuels forcés de la part de leur actuel ou ancien mari, partenaire ou petit-ami. D’après les données provenant de 30 pays, seulement 1% d’entre elles se sont tournées vers des services d’aide professionnelle suite à une agression.

49 pays ne disposent d’aucune loi protégeant les femmes contre la violence conjugale.

Fille triste regard profond

 

Les femmes victimes de discriminations partout dans le monde

Le dernier rapport de l’ONU Femmes publié en 2018 met en évidence l’omniprésence généralisée des discriminations à l’encontre des femmes et des filles.

15 millions de filles en âge d’aller à l’école primaire sont déscolarisées dans le monde, contre 10 millions de garçons. Une jeune fille née dans une famille pauvre et contrainte de se marier très jeune a plus de risques d’abandonner l’école, de devenir mère à un âge précoce, de souffrir de complications pendant l’accouchement et de subir des violences qu’une fille issue d’une famille plus riche qui se marie à un âge plus avancé.

Au niveau mondial, seulement 63% des femmes de 25 à 54 ans font partie de la population active, contre 94% des hommes de la même tranche d’âge. Partout dans le monde, les femmes accomplissent la grande majorité des travaux non rémunérés, à savoir la garde et le soin des enfants, la préparation des repas, le nettoyage et les travaux agricoles. Alors que ces tâches sont essentielles au fonctionnement des ménages et de l’économie, elles sont moins valorisées que le travail rémunéré. Les femmes assument 2,6 fois plus de tâches familiales et de travaux domestiques non rémunérés que les hommes. On estime que les services de soins et les travaux domestiques non rémunérés représentent respectivement 10 % et 39 % du PIB et qu’ils peuvent, dans certains pays, davantage contribuer à l’économie que les secteurs de l’industrie, du commerce et des transports. Avec l’apparition des changements climatiques, le travail non rémunéré des femmes tel que le travail agricole, la collecte d’eau ou de combustible ne cesse d’augmenter.

Dans de nombreux domaines, les femmes sont victimes d’inégalités. C’est le cas en ce qui concerne l’accès à l’éducation, à la santé et à l’alimentation. Dans près de deux tiers des pays, les femmes sont plus susceptibles que les hommes de connaître l’insécurité alimentaire. En effet, lorsqu’une crise frappe ou que les prix des aliments augmentent, bien souvent les femmes et les filles « absorbent le choc » et consomment d’elles-mêmes moins d’aliments nutritifs que les hommes.

 

 

Vision du Monde s’engage pour protéger les droits des filles et des femmes

Vision du Monde, 1ère ONG de parrainage d’enfants et membre du réseau international World Vision, travaille au quotidien pour la protection des droits de l’enfant ainsi que des droits des filles et des femmes. Dans son programme de développement à Nettéboulou, au Sénégal, l’association sensibilise les communautés sur les méfaits des mariages précoces à travers la mise en place de « Clubs des Enfants ». Il existe désormais une quinzaine de clubs qui permettent d’intégrer les enfants aux prises de décisions les concernant. Certains sont devenus de véritables leaders au sein de leur communauté pour faire valoir le droit des enfants et des filles en ce qui concerne la lutte contre les mariages précoces. À Mabo, au Sénégal, la campagne « Ensemble pour un Sénégal sans mariages d’enfants » a permis d’effectuer un travail de sensibilisation et notamment sur le droit des jeunes filles d’accéder aux études. Dans le cadre de cette campagne menée également sur le plan régional 2000 enfants et jeunes ont participé à une marche pacifique, et à de nombreuses actions de plaidoyer en faveur de la lutte contre les mariages et les grossesses précoces. Ainsi les autorités administratives ont annulé 5 mariages d’enfants et 10 autres propositions de mariage ont été refusées par les enfants eux-mêmes.

Vision du Monde met également en place des programmes pour intégrer les femmes au sein des activités génératrices de revenus. Il s’agit notamment des Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC) qui sont principalement composées de femmes. Ces réunions constituent des lieux de rencontres, d’échanges et de sensibilisation importants pour les communautés.  Les groupes d’AVEC ont créé une fédération qui se regroupe tous les mois pour initier des activités. Grâce à cette fédération, les femmes participent maintenant activement aux instances de décisions de leur communauté. Elles appuient même les structures sanitaires dans les sensibilisations sur la planification familiale, la vaccination et les consultations prénatales.

Au Sénégal, à Diokoul, Vision du Monde a créé 30 nouvelles Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit. Les femmes membres ont généré une épargne permettant de mener des activités génératrices de revenus dont les bénéfices favorisent la prise en charge du bien-être de leurs enfants. À Koodugu, au Mali, ce sont 63,6% des femmes de notre programme qui sont impliquées dans des activités génératrices de revenus.

Grâce au parrainage d’enfants avec Vision du Monde vous aidez à financer les projets de protection des filles et des femmes vivant au sein de ces communautés.

Groupe de femmes africaines