Qu'est-ce que l’extrême pauvreté et comment la combattre ?

La pauvreté est un fléau touchant le monde entier. Selon les derniers chiffres de la Banque Mondiale, plus de 700 millions de personnes, soit une personne sur dix, vivent en dessous du seuil de pauvreté international. D’ici 2030, la Banque Mondiale et l’ONU entendent réduire ce taux d’extrême pauvreté et passer sous la barre des 3 % de pauvres dans le monde. Mais qu’est-ce que la pauvreté et comment la combattre ? 

Qu’est-ce que signifie être pauvre aujourd’hui ?

La pauvreté est un terme global qui définie le fait de manquer de moyens pour subvenir à ses besoins, mais la pauvreté peut prendre différentes facettes. Absolue, relative, transitoire, il est aujourd’hui encore compliqué de trouver une mesure universelle pour établir l’ampleur de la pauvreté dans le monde.

Le terme de pauvreté absolue, ou extrême pauvreté, est utilisé pour nommer une situation dans laquelle les personnes n’ont pas les ressources et revenus nécessaires pour subvenir à leurs besoins alimentaires et non alimentaires essentiels. Cela peut alors signifier un manque de nourriture mais aussi l’absence de logement, le manque d’accès aux soins, ou l’accès limité à l’éducation : des droits humains pourtant fondamentaux.

Pour mesurer le nombre de personnes en situation d’extrême pauvreté dans les pays en développement ou pays émergents, la Banque Mondiale a instauré dès les années 1990 un seuil de pauvreté international, aujourd’hui établi à 1,90 $ par jour (environ 50 euros par mois), en dessous duquel une personne est déclarée pauvre. 

Ce seuil est ensuite ajusté en fonction de chaque pays et de son pouvoir d’achat afin de pouvoir comparer équitablement les données selon le niveau de vie de chacun. En effet, le prix du kilo de riz au Sri Lanka n’est pas forcément égal au prix du kilo de riz aux Philippines. 

La pauvreté varie donc en fonction des pays. Au sein des pays développés, une part de la population, même sans rencontrer de problèmes majeurs dans la réponse à ses besoins primaires, peut au contraire souffrir d’inégalités et se retrouver en situation de pauvreté et d’exclusion par rapport à l’ensemble de la société (fracture numérique, etc). On parle alors de pauvreté relative ; celle-ci se calcule selon le revenu médian du pays.  

Quant à la pauvreté transitoire, celle-ci apparaît lorsqu’une personne ou l’ensemble d’une population se retrouve en situation de pauvreté à la suite d’événements exceptionnels tels qu’un ouragan, un tsunami, ou un tremblement de terre, etc. 

La Banque Mondiale, comme les Nations Unies, s‘accordent néanmoins sur le fait que la pauvreté ne se résume pas à des calculs financiers ou des données budgétaires. Ainsi, le PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement, distingue, dans son rapport Vaincre la pauvreté humaine publié en 2000, l’extrême pauvreté basée sur les revenus, de la pauvreté dite « humaine ». Cette dernière désigne l’« absence des capacités humaines de base : analphabétisme, malnutrition, longévité réduite, mauvaise santé maternelle, maladie pouvant être évitée ». 

Des situations qui provoquent la plupart du temps l’exclusion sociale des plus vulnérables. Ce cercle vicieux empêche les personnes de s’intégrer dans la société et d’améliorer leurs conditions de vie afin de sortir de la pauvreté. 
 

La pauvreté dans le monde : quel état des lieux ?

Le taux d'extrême pauvreté dans le monde est en baisse depuis plusieurs années déjà. En prenant en compte le seuil international de la Banque Mondiale, la pauvreté extrême est passée de plus de 40 % dans les années 1980 à moins de 10 % de la population mondiale en 2020. 

Mais bien que le taux de pauvreté ait baissé à l’échelle globale, certaines régions du monde continuent pourtant d’être largement concernées par l’extrême pauvreté comme l’Afrique subsaharienne ou encore l’Asie du sud, qui représentent à elles seules 85% des personnes vivant sous le seuil de pauvreté.

La pauvreté en Afrique Subsaharienne

Selon la Banque mondiale, près de 90% des personnes touchées par l’extrême pauvreté vivront en Afrique subsaharienne en 2050 :

  • À Madagascar, 75 % de la population vit avec moins de 1,90 dollar par jour. L’île, pourtant riche en ressources naturelles, est l’un des pays les plus pauvres d’Afrique.
     
  • La République Démocratique du Congo observe l’un des taux les plus élevés du continent africain après le Nigeria. Selon les derniers chiffres de la Banque mondiale, le taux d’extrême pauvreté s’élevait à 73 % en 2018.
     
  • Au Mali, le taux d’extrême pauvreté a été calculé à 42,7 % en 2019 selon la Banque Mondiale. 90 % des personnes pauvres se concentrent dans les zones rurales à forte densité du sud du pays.
     
  • Au Sénégal, le taux d’extrême pauvreté était de 38 % en se basant sur le seuil international en 2011. Bien qu’aucun nouveau calcul ne soit d’actualité, la Banque Mondiale estime que le nombre de pauvres devrait baisser grâce au dynamisme du secteur agricole.

 

Parmi cette population pauvre, les agriculteurs sont surreprésentés ; près des trois quarts des pauvres des pays en développement vivent dans les zones rurales. En cause ? Le manque de travail dans ces régions souvent désertées, mais aussi les conséquences désastreuses du changement climatique (inondations, sécheresse, etc.) sur le travail des agriculteurs et la lutte contre la faim. Les pertes économiques liées aux catastrophes naturelles peuvent atteindre jusqu’à 300 milliards de dollars chaque année.

Vision du Monde agit en faveur du développement économique des communautés

La lutte contre la pauvreté est un long combat mené par la communauté internationale depuis des décennies. Bien que les chiffres soient plutôt encourageants ces dernières années, la crise écologique ainsi que les conséquences économiques de l’épidémie de coronavirus sont autant de nouveaux freins au développement des populations.

Les règles de confinement de certains pays ont fait perdre de nombreux emplois et freinent également les activités liées à l’économie informelle qui représentent une source importante de revenus pour les ménages des pays en développement. La crise économique déjà amorcée à l’échelle planétaire a des conséquences dramatiques sur les familles les plus vulnérables.  

L'aide humanitaire de Vision du Monde pour combattre la pauvreté dans le monde

Pour sortir les populations de la pauvreté, Vision du Monde fait le pari de développer les communautés dans les domaines essentiels à la vie, via le parrainage d’enfants. En effet, l’instabilité économique impacte directement les enfants : déscolarisation, travail des enfants, exploitation, malnutrition, manque d’accès aux soins, mariages précoces… Le travail est encore long pour réduire la pauvreté. Selon les Nations Unies, plus de 160 millions d’enfants risquent de ne pas sortir de l’extrême pauvreté d’ici 2030.

L’approche holistique des programmes de parrainage de Vision du Monde est donc essentielle pour aider les enfants et leurs familles. En choisissant de parrainer un enfant, c’est toute une communauté qui est accompagnée dans l’accès à l’eau potable, la santé, l’alimentation, l’éducation, la protection des enfants mais aussi le développement économique.  

Vision du Monde accompagne les communautés dans la sécurisation et la diversification de leurs revenus en mettant en place des groupes d’épargne et de micro-crédit au sein des villages des enfants parrainés. 

Grâce à son programme de parrainage, l’ONG humanitaire propose également des formations à destination des parents et des jeunes afin de transmettre des compétences professionnelles et développer des activités génératrices de revenus à long terme.

L’ONG aide notamment les agriculteurs en les formant à une technique de développement agricole et économique visant à restaurer et améliorer le rendement des terres agricoles, des forêts et des terres de pâturage. Cette technique, appelée, Régénération Naturelle Assistée, permet alors la repousse de la végétation dans des régions parfois dégradées et apportent des solutions économiques pérennes à toute la communauté. Les familles peuvent diversifier leurs récoltes et augmenter durablement leurs revenus. Elles sont davantage résilientes face aux chocs économiques et environnementaux.

Jusqu’à aujourd’hui :

  • Les formations aux techniques d’agriculture durable ont aidé 106 500 fermiers de 35 pays à augmenter leurs revenus.
  • Plus de 104 000 groupes de producteurs ont été formés dans 36 pays pour que les agriculteurs soient plus efficaces et gagnent davantage d’argent.

Vision du Monde apporte ainsi une aide durable basée sur le transfert de compétences pour sortir les enfants et leur famille de la pauvreté pour qu'ils puissent se construire un avenir meilleur en toute autonomie.

Grâce au parrainage d'enfants, chaque parrain et marraine peut alors contribuer à la réduction de la pauvreté dans le monde.