Agir pour le respect du droit à l’éducation

Alors que le droit à l’éducation est défini par la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), ce sont encore 258 millions d’enfants partout dans le monde qui en sont privés. Les freins à l’éducation sont multiples et différents d’un contexte à l’autre, mais une chose est sûre, sans accès au savoir, les enfants ne peuvent sortir durablement de la pauvreté, s’émanciper et accéder à un avenir meilleur. Vision du Monde, place le respect du droit à l’éducation au cœur de son combat.

L’accès à l’éducation, un droit encore bafoué

Chaque année, alors que des millions d’écoliers font leur rentrée, c’est en réalité 1 enfant sur 6 qui ne rejoint pas les bancs de l’école. Ce sont même bien souvent les filles qui en sont les plus exclues. Elles sont 130 millions dans le monde à ne pas être intégrées au sein des systèmes scolaires.

Le manque d’éducation, ne concerne pas seulement ceux qui ne vont pas à l’école. Parmi les élèves qui assistent aux cours, un grand nombre d’entre eux n’apprennent pas les compétences nécessaires à la lecture, l’écriture et aux calculs. 53 % des enfants de 10 ans dans les pays à revenu intermédiaire ne savent pas bien lire, cette proportion s’élève à 80 % dans les pays à faible revenu.

Alors que l’accès à une éducation inclusive et de qualité est un des objectifs de développement durable que la communauté internationale s’est fixée d’atteindre à l’horizon 2030, ce sont 12 millions de jeunes enfants qui n’iront jamais à l’école si l’aide au développement n’est pas intensifiée en ce sens.

L’accès à l’éducation, un droit encore bafoué
Parrainage et éducation en afrique
Education et parrainage d'enfants en asie

Quels sont les freins à l’éducation ?

La déscolarisation est une réalité qui touche majoritairement les enfants les plus vulnérables dans les pays en développement.

Selon l’Unesco, 19 % des enfants en âge de fréquenter le primaire (âgés de 6 à 11 ans environ) ne sont pas scolarisés dans les pays à faible revenu, contre seulement 2 % dans les pays à revenu élevé.

Les écarts se creusent encore davantage pour les adolescents : environ 61 % de l’ensemble des jeunes âgés de 15 à 17 ans ne sont pas scolarisés dans les pays à faible revenu, contre 8 % dans les pays à revenu élevé. Les projections affirment que 9 millions de filles en âge de fréquenter le cycle primaire ne seront jamais scolarisées ou ne mettront jamais les pieds dans une salle de classe, contre environ 3 millions de garçons. Sur ces 9 millions, 4 millions vivent en Afrique subsaharienne.

L’extrême précarité est un des facteurs les plus prépondérants à la déscolarisation. Des millions d’enfants ne peuvent se rendre à l’école car ils doivent parcourir des kilomètres chaque jour pour aller chercher de l’eau ou bien travailler pour aider leur famille à avoir accès aux moyens de subsistance. Les enfants réfugiés quant à eux sont souvent peu ou pas intégrés au sein des systèmes scolaires des pays d’accueil. Les jeunes filles mariées trop jeunes dans l’espoir d’une vie meilleure sont victimes de grossesses précoces qui les obligent à assumer un rôle incompatible avec l’école.

Le manque d’infrastructures, de formation du personnel enseignant et de matériel scolaire ne permet pas non plus aux enfants d’apprendre dans de bonnes conditions. De plus, lorsque les filles ont leurs règles et qu’il n’y a pas de toilettes au sein de l’école, elles abandonnent leur scolarité car elles ne peuvent se changer.

Autant de difficultés qui sont le quotidien de millions d’enfants partout dans le monde et qui ne peuvent être résolues sans aide au développement et un soutien durable aux familles frappées par la pauvreté.

Un risque accru pour les générations à venir

L'éducation , le covid-19 et le parrainage

Face à la pandémie COVID-19, ce sont plus d’1,6 milliards d’enfants qui ont été retirés de l’école dans l’espoir d’arrêter la propagation du coronavirus. Cela représente 91 % des apprenants partout dans le monde. C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité qu’une génération entière d’enfants à l’échelle mondiale a vu son éducation perturbée. Dans ce contexte, ce sont les enfants les plus vulnérables qui risquent de ne pas retrouver le chemin de l’école lorsque celles-ci seront en capacité de les accueillir à nouveau.

La pandémie est venue exacerber les vulnérabilités des personnes vivant au sein des contextes fragiles et ruraux. Face à la faim, à la perte de revenus, et à l’extrême précarité, les freins liés à la déscolarisation sont d’autant plus grands. Le COVID-19 risque d’annuler de nombreux progrès réalisés en faveur de la scolarisation des enfants et de la lutte contre la pauvreté. On estime que 9,7 millions d’enfants risquent d’abandonner l’école en raison de l’extrême précarité dans laquelle ils se retrouvent plongés actuellement.

L’urgence en matière d’éducation est un défi que nous nous devons de relever collectivement pour toute une génération d’enfants qui ne peut être laissée pour compte.

Bien plus qu’un lieu d’apprentissage, l’école est un environnement sécurisant pour les enfants qui bénéficient alors d’un repas, d’un accès aux soins de santé, d’une protection contre les violences, et où ils peuvent jouer avec leurs amis en toute insouciance.

Vision du Monde est convaincue que l’éducation est la clé pour sortir durablement les enfants de la pauvreté, et leur permettre de rêver à un avenir meilleur. L’association agit grâce au parrainage d’enfant, au sein de 17 pays via 12 programmes de développement, sur les domaines essentiels de la vie des enfants pour favoriser leur éducation.

 

Parrainer un enfant, c’est lever les freins de la scolarisation.

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