Comment protéger les victimes des typhons, cyclones et ouragans ?

Les termes typhon, cyclone, et ouragan sont régulièrement utilisés pour évoquer des catastrophes naturelles qui sont de plus en plus intenses. Le changement climatique entraîne une augmentation de la température des océans provoquant ainsi l’intensification des typhons, ouragans et cyclones. Ces derniers constituent une menace majeure pour les populations qui vivent sur les côtes des pays touchés. Près de deux millions de personnes dans le monde ont trouvé la mort et des millions d'autres ont été blessées à cause du passage de tempêtes tropicales au cours des deux siècles derniers. L’ONG Vision du Monde intervient auprès des victimes de ces tempêtes tropicales via une aide d’urgence. L’association soutient également les populations sur le long terme pour leur permettre de se reconstruire et prévenir les risques.

Que sont les Typhons, cyclones et ouragans ?

Les termes typhon, ouragan et cyclone désignent tous trois un phénomène tourbillonnaire des régions tropicales accompagnés de vents dont la vitesse est supérieure à 118km/h. Leur nom est lié à la situation géographique de la tempête :

  • Dans l’océan indien et au Pacifique Sud le terme cyclone est employé ;
  • En Atlantique nord et dans le Pacifique nord on parle d’ouragan ;
  • Le typhon concerne quant à lui le Pacifique nord-ouest.

Selon Météo France, un cyclone se développe lorsque la température de l'océan est élevée sur les 60 premiers mètres de profondeur. Une évaporation intense et des transferts d'humidité se forment alors de l'océan vers l'atmosphère. Ce transfert est à son maximum à la fin de l'été lorsque les eaux de surface atteignent 28 à 29 °C. Il ne se forme généralement pas de cyclone en Atlantique sud ou dans le Pacifique sud-est, où les eaux sont relativement froides. Dès qu’ils ne sont plus alimentés en eau chaude les cyclones s'affaiblissent, c’est le cas par exemple lorsqu’ils pénètrent à l'intérieur des terres. La saison cyclonique s'étend de juin à octobre aux Antilles et de novembre à avril dans l'hémisphère sud. Chaque année se sont environ 80 tempêtes qui se développent au-dessus des océans tropicaux. Les ouragans les plus puissants sont de plus en plus nombreux dans le nord de l’océan Atlantique.

Comment protéger les enfants et leurs familles de ces catastrophes naturelles ?

Les typhons, cyclones et ouragans sont des situations de crise qui nécessitent une aide humanitaire immédiate pour assurer la survie des personnes qui en sont victimes. Les équipes locales de Vision du Monde présentes dans le ou les pays touchés par la catastrophe fournissent aux populations l’accès aux besoins primaires. Dans de nombreux pays dans lesquels ces typhons, ouragans ou cyclones interviennent les enfants et les adultes sont déjà fortement vulnérables et rencontrent des difficultés dans les domaines de : l’alimentation, l’accès à l’eau potable, la santé, l’éducation et l’accès à des revenus suffisants. Ces cyclones viennent donc fragiliser davantage les populations et freiner le développement.

L’ONG humanitaire Vision du Monde intervient dans les contextes les plus difficiles pour venir en aide aux enfants les plus vulnérables et s’assurer qu’en cas de cyclone ils puissent avoir accès à la nourriture, l’eau potable, et aux abris. Dans ces situations ils sont davantage exposés aux violences, ainsi l’association place la protection des enfants au cœur de son action même dans le cadre de son aide d’urgence. Les enfants sont accueillis au sein d’espaces dédiés où ils peuvent venir se retrouver, jouer et apprendre en toute sécurité.

En s’appuyant sur des équipes locales déjà présentes sur place, Vision du Monde, membre du partenariat World Vision, peut mettre en place une réponse rapide. L’ONG s’appuie également sur les partenaires locaux et les pouvoirs publics.

En amont des cyclones, typhons et ouragans, Vision du Monde travaille au quotidien pour réduire les risques liés à ces catastrophes. Des produits non périssables sont stockés dans des zones stratégiques et peuvent alors être mis à disposition rapidement. World Vision est le premier partenaire du Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies qui fournit des denrées alimentaires.

Après l’urgence vient le temps de la reconstruction. En collaboration avec les communautés, Vision du Monde, élabore un plan sur plusieurs années pour assurer un meilleur suivi et une réhabilitation totale. Il est important de travailler avec les populations autour de la résilience pour qu’elles puissent s’adapter à un environnement changeant et anticiper les catastrophes pour en limiter les risques.

urgence

Vision du Monde est venu en aide à plus d’un million de victimes du cyclone Idai

Le 14 mars 2019, le Mozambique, le Malawi et le Zimbabwe ont été fortement frappés par le cyclone Idai. Ce désastre a fait plus de 1000 morts et a affecté de nombreux enfants. Déjà fortement fragilisées, les populations de l’Afrique australe ont été frappées de plein fouet par cette catastrophe naturelle qui a alors augmenté le risque de maladies, de famines, de blessures graves et de décès. A la suite du cyclone certains enfants ont été séparés de leur famille, et n’ont pas pu aller à l’école pendant une longue période. Via le partenariat World Vision, Vision du Monde est rapidement venu en aide à plus d’un million de personnes.

  • Plus d’un million de personnes ont reçu une assistance alimentaire
  • Près de 390 000 personnes ont bénéficié d’installations sanitaires et d’accès à l’eau potable et ont été sensibilisées aux pratiques d’hygiène qui en découlent
  • Près de 30 000 enfants ont été protégés contre la malnutrition
  • Plus de 230 000 enfants ont bénéficié d’activités pédagogiques
  • Près de 10 000 enfants ont été accueillis au sein des Espaces Amis des Enfants7
  • Plus de 100 000 produits non alimentaires ont été distribués pour répondre aux besoins de premières nécessités des populations
  • Plus de 43 000 personnes ont reçu une aide pour leur activité agricole sous forme de stock de graines, de bétail et de formations.

Les besoins restent encore importants et l’aide doit être intensifiée au Mozambique, Malawi et Zimbabwe en matière de protection des enfants, de lutte contre l’insécurité alimentaire, d’accès à l’éducation, à l’eau potable, aux soins de santé et d’aide au développement économique. De nombreuses populations sont encore déplacées et ont besoin de se reconstruire dans un environnement sûr.