Lexique du plaidoyer

APD (Aide Publique au Développement)

Il s’agit en principe de l’ensemble des efforts financiers (dons ou prêts à faible taux d’intérêt) consentis par les Etats membres de l’OCDE – qui représentent 97% de l’aide totale dans le monde – afin de favoriser le développement des pays pauvres. En 1970 puis en 2000, les pays riches s’étaient engagés à octroyer 0,7% de leur Revenu National Brut (RNB) à l’APD, objectif atteint par seulement cinq pays. L’APD est dite « bilatérale » lorsqu’elle correspond à l’aide directe d’un pays à un autre pays sous forme d’assistance financière, technique ou autre, et « multilatérale » quand elle est allouée via des organismes multilatéraux.

En 2007, l’APD française représentait 0,36% de son RNB. La France est au 6ème rang des plus grands donneurs d’aide bilatérale (en volume). En savoir plus >

Banque Mondiale

L’expression « Banque Mondiale » désigne deux institutions: la Banque Internationale de Reconstruction et de Développement (BIRD) et l’Association Internationale de Développement (AID), créées respectivement en 1944 et en 1960. Les interventions de la Banque Mondiale, à l’origine menées en Europe, se sont peu à peu étendues aux pays en développement. La BIRD se consacre aux Etats à revenu intermédiaire et aux Etats pauvres solvables, tandis que l’AID se concentre sur les pays les plus pauvres. L’action de la Banque Mondiale se traduit par l’octroi de prêts à taux préférentiels, de dons et de conseils aux gouvernements des pays en développement. Elle se caractérise aussi par l’emploi quasi-systématique de conditionnalités macro-économiques [voir conditionnalités].

CAD (Comité d'Aide au Développement)

C’est l’organe de l’OCDE chargé des questions de coopération avec les pays en développement. Rassemblant 22 pays donateurs et la Commission européenne, il constitue une instance stratégique où s’élaborent les mesures tendant à renforcer l’efficacité des efforts en faveur du développement. 90% de l’APD mondiale est apportée par les pays donateurs membres du CAD. Tous les ans, le CAD publie un Rapport annuel sur l’aide au développement de ses membres.

Le rapport 2007 a souligné que l’augmentation de l’aide était en grande partie due à  des annulations de dettes, et non au financement de projets de développement à long terme. Le Rapport note également que "la plupart des donneurs ne sont pas en voie de respecter les engagements annoncés en termes d’accroissement de l’aide et devront procéder à des augmentations sans précédent pour atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés pour 2010".

Club de Paris

Groupe informel de créanciers publics (19 pays riches) dont le rôle est de trouver des solutions coordonnées pour le paiement des créances des nations endettées, et notamment des rééchelonnements.

CSLP (Cadres Stratégiques de Lutte contre la Pauvreté)

A la demande du FMI ou de la Banque mondiale, les CSLP, également appelés « documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté » (DSRP), sont rédigés par les gouvernements des pays à faible revenu selon un processus participatif à travers lequel s'impliquent en théorie à la fois les parties prenantes au niveau national et les partenaires extérieurs du développement, dont le FMI et la Banque mondiale. Le CSLP décrit les politiques et les programmes macroéconomiques, structurels et sociaux qu'un pays met en œuvre pendant plusieurs années afin de favoriser la croissance et de réduire la pauvreté.

Commerce Equitable

Le commerce équitable est apparu dans les années 1960 en Europe. La filière "équitable" garantit au producteur un tarif de vente minimal, au prix d'un surcoût volontairement accepté par le consommateur. Le commerce équitable est une approche alternative au commerce international conventionnel. Le commerce équitable justifie son existence en citant l'article 23 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme : "Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine".

Conditionnalités

Lorsqu’un pays emprunte auprès d’une institution financière ou d’un Etat, son gouvernement peut se voir imposer des réformes politiques, économiques ou financières, qui contreviennent à sa souveraineté. L’octroi de l’aide ou d’un prêt est souvent conditionné à la mise en œuvre de politiques d’ajustement structurel [voir Politiques d’ajustement structurel]. Il existe aussi des conditionnalités de nature plus politique liées au respect des droits de l’homme, la démocratie et la bonne gouvernance.

DDR (Démobilisation-Désarmement-Réinsertion) 

Les programmes de DDR sont incontournables pour permettre aux enfants impliqués dans des conflits de retrouver une place dans la société. Ces programmes s’étalent sur des périodes relativement longues, où chaque étape est essentielle :

  • le désarmement est un moment symbolique qui ne doit pas être obtenu contre de l’argent ;
  • la démobilisation marque une rupture avec le groupe armé ;
  • lors de la période de réhabilitation, les enfants sont accueillis dans des centres de transit, où ils bénéficient de soins et de soutien psychosocial ; 
  • la réinsertion est une longue étape, qui correspond à la période pendant laquelle l’enfant retourne à la vie civile. Il retrouve sa famille, sa communauté et obtient des aides à l’éducation ou des opportunités économiques (soutien à la création de micro-entreprise…). En savoir plus>

Déclaration de Paris

Adoptée en mars 2005, la Déclaration de Paris s’inscrit dans la dynamique entourant la question de l’efficacité de l’aide. Les principes énoncés par cette déclaration partent de deux constats : l’insuffisante appropriation de l’aide par les pays bénéficiaires et le niveau élevé des coûts de transaction liés à l’aide. La Déclaration de Paris intègre des engagements des bailleurs et des pays bénéficiaires, et met l’accent sur :

  • l’appropriation des politiques par les pays partenaires qui fixent leurs priorités ;
  • l’alignement des bailleurs sur ces priorités ;
  • l’harmonisation des bailleurs : mise en place de dispositifs communs, simplification des procédures et partage de l’information.

En savoir plus >

Dette odieuse

La dette odieuse est une dette contractée par un régime despotique pour des objectifs étrangers aux intérêts de la Nation et des citoyens. A la chute d’un tel régime, les populations portent le poids de cette dette alors qu’elles n’en ont tiré aucun bénéfice.  En privant les populations de ressources nécessaires au financement des services sociaux de base, la dette odieuse pèse sur plusieurs générations. Contractées contre l’avis des populations, Vision du Monde se mobilise afin que ces dettes odieuses soient considérées, juridiquement, comme nulles et non avenues, et qu’elles soient annulées. En savoir plus>

Financement du développement

Tout processus de développement économique et social requiert la mobilisation de ressources financières. Celle-ci tient en premier lieu à la mobilisation des ressources intérieures, publiques ou privées, de chaque pays et de chaque région.

Au-delà du financement interne, la lutte contre la pauvreté impose la mobilisation de ressources financières internationales, qui nécessite une véritable politique de solidarité mondiale. L’APD est l’instrument principal de financement externe du développement. Toutefois, le PNUD estime qu’au rythme actuel, l’Afrique n’atteindra les OMD qu’en 2147. Des ressources supplémentaires sont donc indispensables. C’est pourquoi les Etats se sont engagés à développer des sources innovantes de financement, par exemple la taxe sur les billets d’avion, lancée en 2005 suite à une initiative française. En savoir plus >

FED (Fonds Européen de Développement)

Le Fonds Européen de Développement (FED) est le principal instrument de l'aide apportée par la Communauté européenne à la coopération au développement dans les États Afrique - Caraïbes - Pacifique et les Pays et territoires d'outre-mer (PTOM). Le Fonds est financé par des contributions volontaires des Etats membres. En 2007, la France a financé 20% du FED.

Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme

Aussi appelé « Fonds Mondial », cet organe indépendant créé en 2000 privilégie le partenariat entre les gouvernements, la société civile, le secteur privé et les communautés. Sa mission est de mobiliser des ressources supplémentaires pour lutter efficacement contre ces pandémies, d’orienter les ressources là où elles font le plus défaut et de garantir que les ressources sont utilisées de façon appropriée.  Le Fonds mondial a approuvé au total l'octroi de 8,7 milliards de dollars US pour financer plus de 450 programmes dans 136 pays. Depuis son établissement, le Fonds mondial a aussi distribué 30 millions de moustiquaires imprégnées, ce qui a permis de sauver la vie de 210 000 enfants.

NB: World Vision a reçu 148 millions de $ pour ses programmes de la part du Fonds Mondial.

FMI (Fonds Monétaire International)

Le Fonds Monétaire International (FMI)  a été créé en 1945 en vue de réguler le système monétaire international. Son rôle a largement évolué au cours des trente dernières années, notamment depuis la fin de la fixité des taux de change en 1971, qui a entraîné la disparition du premier rôle du Fonds.

A partir de 1973, il est devenu un instrument de régulation financière et de prêts ponctuels aux pays en développement, chargé de permettre à ces pays de surmonter des crises temporaires de financement de leur déficit de la balance des paiements. Son action consiste à prêter de l'argent aux pays connaissant ce type de difficultés, ceux-ci devant en contrepartie mettre en œuvre des politiques pour parvenir à l'équilibre de leur balance des paiements [voir Politiques d’ajustement structurel]. Les prêts du FMI sont assortis de conditionnalités.

GAVI (Alliance)

Formée en 2000, l’Alliance GAVI – Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination – est  un partenariat entre les secteurs public et privé qui s’est engagé à sauver des vies d’enfants et à préserver la santé des populations par une utilisation élargie des vaccins. L’Alliance regroupe des gouvernements des pays en développement et de pays industrialisés, des fabricants de vaccins, des ONG, des instituts de recherche et de santé publique, l'OMS, l’Unicef, la Banque Mondiale et la Fondation Bill Gates. Les efforts visent à mobiliser des ressources supplémentaires pour renforcer les systèmes de santé et proposer de nouveaux vaccins (par exemple ceux contre l’hépatite B). 

G8

Le G8 est le groupe des huit nations les plus industrialisées. En sont membres les Etats-Unis, le Canada, le Japon, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, l’Italie et la Russie. Les chefs d’Etat du G8 se réunissent tous les ans au cours d’un sommet organisé dans l’un des pays membres. En savoir plus >

HCR (Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés)

Le HCR a été créé  en 1950 par l’Assemblée Générale de l’Onu. Sa mission est de coordonner l’action internationale pour la protection des réfugiés, et de trouver des solutions aux problèmes auxquels ils sont confrontés. Le HCR s’efforce d’assurer pour tous le respect du droit à demander l’asile et à trouver refuge dans un autre Etat. A plus long terme, le HCR tente de faciliter le retour dans le pays d’origine, l’intégration dans le pays d’accueil ou la réinstallation dans un autre pays.

Institutions de Bretton Woods

Les institutions de Bretton Woods désignent la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International. Elles ont été créées en 1944 lors de la Conférence de Bretton Woods. En principe, le FMI vise à assurer la stabilité du système financier international et la Banque Mondiale se consacre au développement économique à long terme.

Microfinance

La plupart du temps, les pauvres sont exclus des systèmes bancaires traditionnels. L’activité informelle, prédominante autant dans les zones rurales qu’urbaines, ne permet pas aux individus les plus pauvres de remplir les conditions exigées pour l’accès aux services bancaires. C’est pourquoi les institutions de microfinance (IMF) offrent à ces personnes des services financiers comme des microcrédits, des produits d’épargne et d’assurances, pour les aider à conduire des activités génératrices de revenus ou créer leur propre entreprise, et leur permettre ainsi de sortir de la pauvreté.

NEPAD (Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique)

Le Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD) est une vision et un cadre stratégique pour la "Renaissance" de l'Afrique. Le NEPAD a pour objectif de combler le retard qui sépare l'Afrique des pays développés. La réalisation de cet objectif passe par un certain nombre de défis : éradiquer la pauvreté; placer les pays africains, individuellement et collectivement, sur la voie d'une croissance et d'un développement durables; mettre un terme à la marginalisation de l'Afrique dans le contexte de la mondialisation et promouvoir son intégration complète et profitable à l'économie mondiale; enfin, il s’agit d’accélérer le renforcement des capacités des femmes afin de promouvoir leur rôle dans le développement socio-économique.

OMD (Objectifs du Millénaire pour le Développement)

En 2000, les États Membres des Nations Unies réunis en Assemblée Générale, ont adopté la Déclaration du Millénaire, qui vise à réduire de moitié la pauvreté dans le monde d'ici 2015, à travers la réalisation de 8 objectifs. En savoir plus >

OMP (Opérations de Maintien de la Paix)

Les OMP ont été mises en place au lendemain de la Seconde guerre mondiale, afin de faire diminuer le nombre de conflits internationaux et les victimes qu’ils causaient. Ces interventions des troupes de l’ONU ont beaucoup évolué depuis la première OMP menée en Palestine en 1948. C’est pourquoi on a l’habitude de distinguer trois générations d’OMP :

  • 1ère génération : déploiement de militaires pas ou peu armés dans des zones tampons entre deux pays belligérants, pour faire respecter, par exemple, un cessez-le-feu ;
  • 2ème génération : s’adapte aux nouvelles formes de conflits, civils et non internationaux, en participant à l’aide humanitaire et la reconstruction nationale. Ces OMP peuvent être décidées sans l’accord des pays belligérants et les soldats de l’ONU peuvent rester longtemps sur le terrain ;
  • 3ème génération : marquée par l’apparition de nouveaux acteurs, aux côtés de l’Onu. L'UE, l’Otan et l’Union africaine mènent aujourd’hui des opérations de maintien de la paix.

OMS (Organisation Mondiale de la Santé)

L'agence de l'Onu pour la santé a pour objectif d’amener tous les pays au niveau de santé physique, mentale et sociale le plus élevé possible. Ses activités se concentrent autour de l’assistance technique aux pays en développement (lutte contre le Sida, campagnes de vaccination, santé maternelle, approvisionnement en eau potable, etc.), de l’expertise et de l’information (mesures sanitaires pour prévenir une épidémie...).

ONG/OSI (Organisation Non Gouvernementale/ Organisation de Solidarité Internationale)

Le terme ONG recouvre des domaines d’activité très variés : culture, environnement, droits de l’homme, etc. Les OSI sont des ONG dont la mission se concentre sur le développement et l’action humanitaire. Le terme ONG a été utilisé la première fois par l’ONU au lendemain de la Seconde guerre mondiale. La Charte des Nations Unies permet à des ONG internationales d’avoir un statut consultatif auprès des institutions compétentes. World Vision a notamment un statut consulatatif auprès de l’Unicef, du HCR, de l’OMS et de l'OIT.

Onu (Organisation des Nations Unies)

L’Organisation des Nations Unies, créée au lendemain de la Seconde guerre mondiale, est au cœur de l’action menée au niveau mondial pour résoudre les problèmes auxquels l’humanité se trouve confrontée. Le « système » des Nations Unies se compose d’une trentaine d’organisations (OMS, HCR, Unicef…) qui s’efforcent de promouvoir les droits de l’homme, l’environnement, ou encore la santé.

Onusida

Onusida réunit sept agences spécialisées : Unicef, PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), FNUAP (Fonds des Nations Unies pour la Population), PNUCID (Fonds des Nations Unies pour le Contrôle International des Drogues), Unesco, OMS et Banque Mondiale, toutes impliquées dans la lutte contre le VIH-Sida. Son rôle est de coordonner l’action de ces organisations, et de formuler des recommandations aux gouvernements sur les stratégies les plus efficaces.

Politique d'ajustement structurel

Les politiques d’ajustement structurel sont des politiques préconisées par le FMI. Elles visent à restaurer l’équilibre budgétaire, afin d’assurer la viabilité économique extérieure du pays. L’adoption de ce type de politiques permet au pays d’obtenir des crédits lui permettant de mener des réformes. Axées sur les données macro-économiques, ces politiques visent à réduire les dépenses sociales (santé, éducation), au profit de libéralisations ayant des conséquences néfastes sur le bien-être des populations. 

PPTE (Initiative pays pauvres très endettés)

L’initiative PPTE a vu le jour sous la présidence française du G7 en juin 1996, à Lyon. Elle présente l’originalité de concilier la conditionnalité, registre désormais traditionnel des Institutions financières internationales, avec la volonté de rendre la dette soutenable. Cette initiative correspond a priori donc à politique de réduction de la dette sans affecter les postes budgétaires attribués à l’éducation ou à la santé. Toutefois, les conditionnalités restent centrales, puisque les pays bénéficiaires doivent notamment avoir appliqué les réformes d’ajustement structurel préconisées par la Banque Mondiale et le FMI.

OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economique)

L’OCDE a succédé à l’Organisation Européenne de Coopération Economique (OECE) en 1961. Elle regroupe 30 pays, principalement des pays riches. L’OCDE partage certaines activités avec plus d’une centaine d’autres pays, comme le Brésil, la Chine et la Russie. Son objectif est d’aider les gouvernements à réaliser une croissance durable de l’économie et de l’emploi. Son activité porte essentiellement sur la publication de rapports, statistiques et recommandations d’ordre économique. [voir CAD].

OMC (Organisation Mondiale du Commerce)

L’OMC est une organisation internationale qui accompagne la libéralisation du commerce international, et qui est dotée d’un organe de règlement des conflits commerciaux. Les négociations portent sur l’agriculture, les droits de propriété intellectuelle ou encore les services. Chaque conférence de l’OMC est l’occasion pour les organisations de la société civile de mettre en lumière les dysfonctionnements de l’organisation, tant au niveau de la faible représentativité des pays en développement que de la rigidité de certaines règles. C’est notamment le cas des Accords ADPIC (aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce), qui empêchent les pays pauvres de fabriquer des médicaments génériques nécessaires à la santé publique.

Trafic d'enfants

L’Organisation Internationale du Travail estime que chaque année, 1,2 millions d’enfants sont victimes de trafic dans le monde. Le trafic peut prendre plusieurs formes: exploitation sexuelle, mariage forcé, adoption illégale, travail domestique, mendicité, enfants-soldats, et autres formes d’esclavagisme. Le trafic ne se limite pas aux régions en développement, tous les pays du monde étant concernés par la vente ou l’enlèvement d’enfants. En savoir plus >

UA (Union Africaine)

L’UA a remplacé, en 2002, l’OUA (Organisation de l’unité africaine). Créée à l’image de l’Union européenne, sa mission est de renforcer la démocratie, les droits de l’homme et le développement, principalement par le biais du NEPAD. L’UA regroupe tous les Etats du continent – à l’exception du Maroc qui s’est opposé à l’intégration dans l’organisation du Sahara occidental – et constitue la principale organisation du continent dans le domaine de la promotion de l’intégration socio-économique.

Unitaid

Créée en 2006, Unitaid est une facilité internationale d’achat de médicaments. Sa mission est de faciliter l’accès des populations des pays en développement aux traitements contre le VIH-Sida, le paludisme et la tuberculose en réduisant le prix des médicaments et des outils de diagnostic de qualité, aujourd’hui trop chers pour la plupart des pays en développement, tout en rendant ceux-ci disponibles le plus rapidement possible. Unitaid mobilise pour l’essentiel des mécanismes de financement innovants tels que la taxe de solidarité sur les billets d’avion, ainsi que des aides budgétaires sur plusieurs années.