Influencer le G8

- Représentants de World Vision devant le Ministère des Finances japonais
Chaque année, les bureaux de Vision du Monde établis dans les pays du G8 mettent en place ensemble une campagne, pour inciter les gouvernements des pays les plus riches à tenir leurs promesses vis-à-vis des enfants des pays pauvres.
Le G8
Le Groupe des Huit (G8) est la coalition des huit pays les plus industrialisés au monde : l'Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni, et la Russie. S'il ne représente que 13,5% de la population mondiale, le G8 produit 2/3 des richesses de la planète.
La présidence de ce groupe tourne chaque année. Le pays auquel échoit la Présidence établit l'agenda annuel et accueille les dirigeants du G8 lors d'un Sommet annuel, auquel peuvent se joindre, pour certaines activités, des représentants d'autres pays et d'organisations régionales.
A partir du 1er janvier 2010, c'est au Canada d'assurer la présidence du G8. Le sommet annuel se déroulera du 25 au 27 juin, à Huntsville, dans l'Ontario. Il constitue une opportunité importante d’influencer les stratégies politiques sur des sujets qui auront un impact global.
Vision du Monde considère le sommet du G8 comme un moment-clé pour inciter les huit nations les plus riches à améliorer la vie de millions d’enfants dans le monde, sachant que 26 000 enfants de moins de 5 ans meurent encore, chaque jour, de causes qui auraient pu être évitées sans la pauvreté, la maladie et la faim.
En 2005, à l’occasion du Sommet G8 de Gleneagles en Ecosse, des millions de personnes se sont ralliés à un appel lancé dans le monde entier pour encourager les dirigeants du G8 à en finir avec la pauvreté. Jamais autant de personnes ne s’étaient mobilisées au quatre coins du monde, et fédérées autour de la demande d’en finir avec la pauvreté. De fait, le G8 n’a pu ignorer ce mouvement.
Le G8 a d'ores et déjà prouvé qu'il pouvait améliorer significativement les vies de millions de personnes. Malheureusement, le G8 n'a toujours pas concrétisé les promesses financières courageuses du Sommet de 2005. Il revient donc à ceux qui sont en mesure de parler au nom des populations les plus pauvres de rappeler aux dirigeants du monde que nous n'avons pas oublié leurs promesses et que leur complaisance n'est pas acceptable.
Ce que demande Vision du Monde en 2010
Cette année encore, Vision du Monde ne demande pas plus d’argent au G8. Au contraire, nous demandons simplement à nos dirigeants d’être transparents sur COMMENT et QUAND ils feront les investissements promis pour améliorer la santé de l’enfant. Il s’agit de concrétiser des engagements qu’ils ont déjà faits et de faire en sorte que les fonds sont utilisés efficacement.
Investir dans la santé des enfants, c’est investir à long-terme pour améliorer l’avenir des familles, des communautés et des pays.
Le rapport « coût-efficacité » des investissements dans la santé des enfants n’est plus à démontrer. En 2000, la vie de 11,1 millions d’enfants de moins de cinq ans avait été fauchée par des infections bénignes. Neuf ans plus tard, la mortalité infantile est en baisse (8,8 millions de décès), en partie grâce aux efforts de la communauté internationale, dont l’aide aux soins de santé primaire a augmenté de 70%.
Aujourd’hui, nous redoutons que tous ces progrès soient réduits à néant. En effet, pour limiter l’impact de la crise financière sur leurs économies, les gouvernements sont tentés de limiter, voire de renoncer à leurs engagements actuels en termes d’aide au développement. Ceci aurait un impact considérable sur la vie des populations des pays les plus fragiles et dépendants des exportations. La Banque mondiale projette ainsi 2,8 millions de décès d’enfants supplémentaires d’ici 2015 en raison de la crise économique et de la hausse du prix des aliments : c’est l’équivalent de la population de Rome.
La mortalité maternelle et infantile n’est pas une fatalité. Elle est en effet quasi-systématiquement le fait d’infections bénignes et curables - infections diarrhéiques, respiratoires et paludisme - qui peuvent être évitées et guéries par le biais d’interventions simples : une bonne nutrition, un accès aux vitamines, à des antibiotiques de base, une vaccination contre les maladies infantiles les plus fréquentes et un traitement antipaludéen.
En cette période de récession économique, les gouvernements ont un rôle vital à jouer pour stimuler les économies et protéger les plus vulnérables. Le coût de stratégies efficaces est modéré pour un impact considérable. Les promesses du G8 en termes d’aide (notamment s’agissant de la santé des enfants), qui correspondent seulement à 2% des stimuli fiscaux nationaux, sauveraient la vie de millions de personnes.
Retrouvez la pétition de Vision du Monde sur www.sante-enfants.org !








