Patrice, parrain de Ndeye au Sénégal
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24 novembre 2011, je rends visite, une nouvelle fois, à ma petite filleule sénégalaise, Ndeye, près de Kaffrine.
A Kaffrine, je suis, comme à chaque fois, très bien accueilli par les correspondants de Vision du Monde, qui me font le point sur l'avancement du programme de développement.
Et puis, nous partons. Après une bonne demi-heure de piste au départ de Kaffrine, dans le 4x4 de Vision du Monde, j'arrive dans le village.
Arrivé dans le village, je suis accueilli par un grand « comité », composé de mon accompagnateur, du superviseur des enfants du Chef du village, de nombreux hommes du village (dont le papa de Ndeye). Ce ne sont qu'éloges et remerciements à mon égard. A tel point que j'en suis presque gêné. Je ne vois pas la petite. Et il me tarde tellement de la voir ! Je ne la vois pas, tout simplement parce qu'elle est à l'école.
Nous nous rendons alors dans la petite école du village, un simple petit bâtiment avec une classe. A mon entrée, tous les élèves se lèvent en silence. Après un petit discours d'accueil de l'instituteur à mon intention, tous les élèves, pour me remercier, interprètent une chanson en mon honneur. J'en suis très ému.

Je vois ma petite Ndeye au fond de la classe, qui me regarde. Je la regarde aussi. Son instituteur la fait alors venir près de moi. Nous prenons quelques photos. Elle est intimidée. Moi aussi. Je me retiens de la serrer dans mes bras ! Ce qu'elle a grandi depuis le début de mon parrainage en 2006 ! C'est une grande fille maintenant. Après avoir offert à l'instituteur quelques fournitures scolaires (cahiers, crayons, stylos) que j'avais amenées, nous retournons dans le village.
Quelques minutes après, la voilà ! Dans un beau boubou jaune ! L'instituteur l'a libérée pour ma visite. Je lui offre alors les petits cadeaux que je lui ai apportés, ainsi qu'à ses parents, ses frères et sœurs et pour tous les enfants du village, cadeaux que je dépose sur la grande natte étendue par terre.
Pour me remercier de ma visite, ses parents m'offrent un grand sac de mil, ainsi qu'un beau boubou avec son pantalon assorti. J'essaie bien sûr le boubou tout de suite.
Un regard un peu inquiet de Ndeye se demandant sans doute s'il va m'aller. Ben oui, il me va à merveille ! C'est à croire que ses parents connaissaient exactement ma taille et ma corpulence. Je vois alors la petite Ndeye sourire. Et ce sourire me va droit au cœur.
En quittant le village, je cherche Ndeye des yeux par la vitre du 4x4 pour lui faire un petit signe. Je ne la vois pas. Je me dis qu'elle n'a peut-être pas voulu assister à mon départ. J'espère seulement qu'elle n'est pas en train de pleurer dans un coin.
Alors, je voudrais m'adresser à toutes les personnes qui, peut-être, hésitent à s'engager dans le parrainage d'un enfant. Un parrainage est une immense source de bonheur et de joie, aussi bien pour l'enfant que pour le parrain ou la marraine. Quelle richesse de les voir grandir, de recevoir leurs lettres, de leur rendre visite ! Tous ces enfants, qui vivent très souvent dans des conditions extrêmement difficiles, ont besoin de vous. Tant pour leur éducation, leur santé, leur épanouissement.
Mais, attention, pour moi, un parrainage est un engagement dans la durée. Pour ma part, je sais que, tant que je serai en vie, je suivrai ma petite filleule jusqu'au bout (dans ses études notamment). Je la considère comme faisant partie de mes propres enfants.
Patrice
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