Témoignage de Bassy, 5 ans, au Sénégal.

L'eau potable protège les familles des maladies mortelles comme la diarrhée.

La vie des familles a complètement changé à Mandakh au Sénégal grâce à l'eau potable.


Depuis que Vision du Monde a soutenu son village pour avoir de l’eau, c’est la joie dans tout le village. « Maintenant j’ai le temps de m’occuper de mes enfants et surtout de leur éducation, » dit Amy Niang, 35 ans.

Sa fille Bassy, 5 ans, est rayonnante de joie chaque fois qu’elle voit l’eau couler du robinet. Trouver de l’eau était la pire des corvées pour les femmes du village. Chaque matin, elles devaient se lever à 5h du matin, dès le chant du coq pour aller au puits.

Ensuite, il fallait tirer sur une corde pour prendre l’eau à 35m de profondeur et faire plusieurs aller- retour entre le puits et la maison pour satisfaire les besoins de la famille et des animaux d’élevages (ânes, chèvres, moutons et bœufs). Une femme pouvait puiser 20 à 30 bassines par jour.

« Il m’arrivait souvent de passer une demi-journée au puits. Cette eau était en priorité destinée à la consommation, le bain et les autres usages étant relégués au second plan.» dit Amy Niang.

Pour avoir l’eau, tout le village s’est mobilisé en creusant les tranchées sur une distance de 3km, jusqu’à Dioly, là où se trouve le forage. Ensuite, Vision du Monde a fourni tuyaux et autres matériels.

Le 8 octobre restera un jour mémorable à Mandakh. En effet, c’est ce jour là que les robinets ont commencé à couler pour la première fois, à la grande joie des villageois. Les robinets effacent le souvenir de la corvée d’eau et des nombreux sacrifices consentis par les femmes du village de Mandakh pour leurs enfants.

La grand-mère de Bassy fait de la poterie. Depuis que les robinets sont installés, sa grand-mère a plus de temps. Avec l’argile, elle fabrique des canaris qui servent à conserver l’eau chez les ménages. Les revenus de son activité permettent d’acheter des denrées de première nécessité comme le riz et l’huile.

« Nos enfants avaient une santé fragile et souffraient souvent de maladies de la peau comme les dermatoses, mais depuis la construction des robinets, ces maladies sont devenues rares. » affirme Ibrahima Ndiaye, 42 ans, père de Bassy.

Cheikh, le frère de Bassy, 7 ans et tous les enfants du village de Mandakh bénéficient de l’eau potable. Ils ont beaucoup souffert de la qualité de l’eau. Leurs mamans, libérées de la corvée de l’eau ont désormais le temps de s’adonner à des activités génératrices de revenus comme le petit commerce, en vendant des produits agricoles (mil, mais, arachide) au marché.

« Avoir une eau de qualité et en quantité suffisante : c’était le rêve des femmes pendant de longues années. Aujourd’hui, c’est une réalité à Mandakh grâce au soutien de Vision du Monde. » Les femmes de Mandakh peuvent résolument se tourner vers l’éducation des leurs, qui est une priorité et un grand défi. 

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