TémoignageDr. Sarot Jaimuk, ancien enfant parrainé, est devenu directeur d'hôpital.
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Sarot Jaimuk :
"Je suis là où je peux aider les autres."
Parrainé par un médecin il y a quelques années, le docteur Sarot Jaimuk est lui-même devenu médecin.
Aujourd’hui directeur de l'hôpital Thongsaenkhan, à Uttaradit en Thaïlande, il travaille au sein de sa communauté en particulier auprès des enfants et des adolescents.
« Notre famille était très modeste. J’ai perdu ma mère lorsque j'avais 12 ans et mon père, 4 ans après. A la mort de mon père, j’étais déjà à l'université. Je suis donc resté à la cité universitaire alors que ma sœur, qui avait 7 ans à l’époque, a vécu avec le reste de ma famille. »
« Lorsque les membres de ma famille sont tombés malade, j'ai réalisé qu'il était difficile d’aller à l’hôpital quand on vivait à la campagne. Je me suis dit que si je pouvais devenir médecin, ce serait plus simple pour ma famille de se faire soigner. C'est comme ça que l'idée m'est venue de devenir médecin. »
Il se souvient de ses études avant d’entrer à la Faculté de Médecine de l'Université Thammasart. « J'étais un bon élève avec de bonnes notes. Mon père n'a pas eu l'occasion d'aller à l'école, mais il m'a toujours soutenu. Ma mère aimait me lire des livres.»
Alors orphelin, il est difficile pour le jeune étudiant de suivre ses études de médecine. A cette époque, Vision du Monde est intervenue et l’a soutenu de la première année universitaire jusqu’à l’obtention de son diplôme. « Vision du Monde a pris en charge mes frais de scolarité. J'ai eu un parrain, qui était également médecin. Il m'a rendu visite chaque année. Il m'a parlé de son enfance qui n’était pas très différente de la mienne. Il était aussi orphelin, et a dû se battre pour aller à l'école de médecine. C'était comme si nos vies venaient du même roman. »
Dr Sarot explique combien la détermination de son parrain a fait impression sur lui. « Il avait connu beaucoup de difficulté dans sa vie jusqu'au jour où il a été en mesure d'aider d'autres personnes. Si vous me demandez s’il est mon modèle, ma réponse sera oui. Sa vie est devenue ma source d'inspiration. Si je peux, un jour je parrainerai aussi. »
Selon le Dr Sarot, le travail d'un médecin ne consiste pas seulement à traiter les patients. Pour lui, il faut également faire de la prévention. « A Thongsaenkhan, les gens aiment manger des aliments crus comme du Plara (poisson fermenté). Ils sont enclins à avoir des maladies parasitaires, du diabète et de l'hypertension artérielle. Je sensibilise les patients au sujet des maladies chroniques non infectieuses comme celles-ci. Je pense que cela doit commencer avec les enfants et les jeunes. Pour les adultes, nous devons prendre soin d'eux, en leur donnant un traitement approprié. »
« Si je rencontrais mon parrain à nouveau, je le remercierai et lui dirai que grâce à lui, j’ai réussi aujourd'hui. Je suis là où je peux aider les autres. »