La santé de l'enfant

Près de 9 millions d’enfants de moins de 5 ans meurent chaque année de maladies curables, soit plus de 1000 enfants chaque heure.

 













Outre les grandes pandémies (VIH/Sida, tuberculose et paludisme), les pays en développement sont particulièrement touchés par des maladies qui, dans d’autres parties du globe, peuvent être évitées ou soignées. La plupart de ces maladies sont liées à l’eau et à de mauvaises conditions sanitaires et d’hygiène. Or 2,6 milliards de personnes dans le monde – soit 40% de la population mondiale – ne disposent pas d’équipements sanitaires de base, et 1 milliard de personnes boit une eau non potable.

La réussite de l’OMD 4 – réduire de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans – implique que ces maladies soient prises en compte dans les politiques de santé et que des financements spécifiques leur soit destinés.

Pneumonie



La pneumonie est la première cause de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans, et représente 19% des décès de jeunes enfants dans le monde. Ce chiffre s’élève à 26% chez les nourrissons de moins d’un mois. La malnutrition et la pollution de l’air sont en grande partie responsables de cette maladie qui sévit essentiellement dans 15 pays : Afghanistan, Bangladesh, Brésil, Chine, Egypte, Ethiopie, Inde, Indonésie, Mexique, Nigéria, Pakistan, Philippines, République Démocratique du Congo, Soudan, Vietnam. Ces pays totalisent près des ¾ des cas de pneumonie d’enfants dans le monde.

Moins de 20% des enfants malades reçoivent un traitement antibiotique. Or les estimations de l’OMS indiquent qu’un traitement administré à tous les enfants atteints de pneumonie permettrait de sauver près de 600 000 vies par an. L’accès universel au traitement antibiotique, qui comprend le traitement, la formation et l’encadrement du personnel ainsi que les frais d’hospitalisation pour les enfants les plus malades, coûterait 600 millions de dollars soit l’équivalent de 10 Airbus A380. 

Diarrhée


Les infections gastro-entérinales tuent chaque année 1,8 million de personnes, dont 1,5 millions d'enfants. Ces cas de diarrhée sont majoritairement le fait d’une consommation d’eau et d’aliments contaminés.

L’utilisation de sels de réhydratation orale combinée à des compléments en zinc ont permis de réduire considérablement la mortalité infantile due à la diarrhée. Mais l’assainissement et l’accès à l’eau potable sont les solutions les plus efficaces et les plus durables...

Rougeole



Un enfant meurt chaque minute en Afrique à cause de la rougeole. Particulièrement contagieuse, la rougeole se transmet par voie aérienne. La mortalité liée à cette maladie est très basse dans les pays développés, grâce à une généralisation de la vaccination, mais reste forte dans les pays en développement, où la létalité peut atteindre 10%.
 

La nécessaire amélioration des systèmes de santé et des efforts de recherche



Dans de nombreux cas, le traitement seul ne suffit pas. L’insuline par exemple doit s’accompagner de seringues, d’instruments de mesure de la glycémie...
La formation des personnels de santé, la qualité des équipements, et leur accessibilité à tous doivent être prises en compte.

De fait, il est indispensable que les Etats adoptent des politiques de dépistage des maladies comme la pneumonie ou le VIH, ce qui permettrait de réduire considérablement les décès.

Par ailleurs, dans le cas des maladies liées à l’eau, aucun progrès ne pourra être réalisé sans une amélioration des conditions sanitaires et d’hygiène. Des politiques d’assainissement à grande échelle sont seules capables de limiter, voire de diminuer durablement le nombre de décès dans les pays pauvres.

Enfin, il est indispensable que la recherche se concentre sur les maladies qui touchent spécifiquement les pays en développement. En effet, on ne consacre que 10% de la recherche mondiale à des maladies responsables du décès de 90% de la population dans le monde. Outre les grandes pandémies, VIH-Sida, paludisme et tuberculose, les pays les plus pauvres sont fortement touchés par d’autres maladies infectieuses telles que la leishmaniose viscérale, la trypanosomiase africaine (maladie du sommeil) et la maladie de Chagas, négligées par la recherche mais à l’origine de plusieurs millions de décès chaque année (OMS).                                                                                                                                                                   Pour signer la pétition, RDV sur http://www.sante-enfants.org    !

Pour en savoir plus sur l'impact du VIH-Sida sur les enfants, lire l'article suivant