Nos programmes
Campagne : Un enfant n'est pas une attraction touristique

Vision du Monde a lancé une campagne à l'attention des voyageurs et des professionnels du tourisme. Notre objectif : sensibiliser le grand public sur les ravages du tourisme sexuel impliquant des enfants.
Non, l’argent ne bénéficie pas à l’enfant, mais est récupéré par des proxénètes. Non, un enfant ne choisit pas de vendre son corps.
Cette campagne vise à
mettre fin aux idées reçues sur la prostitution des enfants dans les pays pauvres, et à combattre le sentiment d’impunité.
Prévention et sensibilisation
Parce que la pauvreté accroît la vulnérabilité des enfants, Vision du Monde s’attache à offrir d’autres alternatives aux enfants afin d’éviter qu’ils ne soient victimes d’exploitation sexuelle. Les programmes d'éducation permettent ainsi de donner une
chance aux enfants d’espérer un futur meilleur.
Par ailleurs, les équipes de terrain organisent régulièrement des séances de
prévention au Cambodge, Mexique, Costa Rica, Brésil et en Thaïlande, auprès des enfants et de leurs parents sur les risques de trafic et d’exploitation sexuelle. Il arrive en effet que les parents ignorent la situation réelle de leur enfant, à qui un trafiquant avait promis une meilleure éducation en ville mais qui se retrouve enrôlé dans le commerce du sexe.
La sensibilisation touche également certaines catégories de personnes, indispensables dans la lutte contre l’exploitation sexuelle des mineurs : chauffeurs de taxi, personnels d’hôtel, propriétaires d’établissements de spectacles, policiers…
Réinsertion des enfants
Vision du Monde s’efforce d’offrir aux enfants victimes d’exploitation sexuelle le soutien nécessaire à leur réintégration, dans la famille, la communauté et la société. Au Cambodge, nous cofinaçons un centre de réinsertion à Battambong. Les enfants victimes d’exploitation sexuelle y bénéficient de soins et d’attention, en apprenant un métier et en préparant le retour dans la famille.
Autres campagnes
Dans les pays émetteurs de touristes sexuels ainsi que les pays touchés par l’exploitation sexuelle des enfants, Vision du Monde mène des campagnes en insistant sur les risques encourus par les auteurs d’atteintes sexuelles sur mineurs. Visão Mundial Brésil a ainsi mené une campagne d'information contre le tourisme sexuel dans huit grandes villes touristiques brésiliennes : São Paulo, Rio, Belo Horizonte, Recife, Fortaleza, Salvador, Belém et Manaus.
D’une durée de six mois, cette campagne visait à mieux faire comprendre le phénomène du tourisme sexuel, afin de mieux le
combattre et à dissuader les éventuels touristes sexuels de passer à l’acte (affiches écrites à la fois en portugais et en anglais).
Vision du Monde a également mis en place une hotline au Cambodge, qui a reçu plus de 350 appels en 2006. En communication directe avec la police cambodgienne, cette ligne téléphonique permet de rapporter les trafics, exploitations et violences sexuelles sur mineurs.
Plaidoyer auprès des gouvernements
Vision du Monde mène des actions de plaidoyer auprès des gouvernements, tant dans les pays en développement que dans les pays développés, afin qu’ils adoptent une législation condamnant fermement les personnes coupables d’exploitation sexuelle envers des enfants.
Depuis quelques années, grâce à l’action des ONG, des lois ont été adoptées et parfois durcies.
En
France par exemple, le recours à la prostitution d’un mineur est puni de
3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende, et de 7 ans d’emprisonnement et 100 000 € d’amende, si l’enfant a moins de 15 ans (articles 225-12-1 225-12-2 du code pénal). Le délit peut être établi même s’il n’y a pas eu de relation sexuelle :
la tentative même de recourir à la prostitution d’un mineur est punie par la loi. Par ailleurs, depuis 2002,
un Français peut être poursuivi en France pour un délit commis à l’étranger, même s’il n’y a pas eu de plainte de la victime, et même si les faits qui lui sont reprochés ne sont pas punis par la législation du pays où ils ont été commis (articles 113-6 et 225-12-3 du code pénal).