Une aide au développement transparente et efficace
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Pour financer leur développement, les pays à revenus faibles ou intermédiaires bénéficient de l’aide des pays membres du Comité d’Aide au Développement de l’OCDE, sous la forme de l’Aide Publique au Développement (APD). Cette aide devra correspondre à au moins 0,7% de leur RNB d'ici 2015, selon le dernier engagement pris pour atteindre les Objectifs du Millénaire
pour le développement.
D’après les statistiques rendues publiques en avril 2010 par l’OCDE, l’Aide publique au développement (APD) des 23 pays riches du Comité d’aide au développement (comprenant notamment 15 pays de l’Union européenne, les Etats-Unis et le Japon) a atteint en 2010 un niveau record de 128,7 milliards de dollars, soit une hausse de 6,5% par rapport à 2009.
Certains pays, à savoir les Pays-Bas, la Suède, le Luxembourg, la Norvège et le Danemark, en allouant plus de 0,7% de leur RNB à l'APD
prouvent que, malgré la crise et les contraintes budgétaires, il est possible de respecter ses promesses. La France, a augmenté son aide de 7,3% en allouant 0,5% de son RNB à l’APD en 2010 soit un peu moins de 13 milliards de dollars. Cependant,
le gouvernement ne tient pas ses engagements concernant l’APD qui devrait être allouée. Ces chiffres sont certes en hausse depuis 2007 (0,37%), mais stagnent quasiment par rapport à 2006 (0,47%), et se situent sous la moyenne européenne (0,46%), alors même que la France est censée être un moteur pour le développement.
Par ailleurs, l’APD française demeure fortement
surévaluée. Le montant de l’aide officielle est en effet différent de celui qui correspond à l’aide réelle, cette dernière étant corrigée des allégements de dette et de dépenses artificielles telles que les dépenses pour des TOM ou l’accueil des réfugiés en France.
Enfin, le
dispositif de l’APD française est unique et extrêmement complexe comparé à celui des autres pays européens. Plus d’une dizaine de départements ministériels sont impliqués dans la gestion de l’aide et cela nuit à sa transparence et à sa cohérence.
Pour améliorer l’efficacité de l’aide, nous recommandons à la France de :
- Faire preuve d’une solidarité financière accrue
- Respecter ses engagements internationaux en terme de montant d'aide réelle et d'efficacité ;
- Allouer les aides en toute transparence ;
- Supprimer les conditionnalités macroéconomiques : la France conditionne encore l’aide à la réalisation de programmes par des entreprises françaises. Cela fragilise la souveraineté des pays en matière et contrevient à leurs intérêts économiques ;
- Mieux diriger ses flux : l’aide de la France est connue pour aller vers les pays avec lesquelles elle a des liens historiques, linguistiques et des intérêts économiques poussés. Ce clientélisme va à l’encontre de l’idée même de l’APD qui vise à aider les pays qui en ont le plus besoin ;
- Réformer la gouvernance de l'APD : Octroyer plus de place aux Parlements et aux organisations de la société civile dans le processus décisionnel de l’aide pour contrer le manque de démocratie dans ce domaine.
Demandons à nos gouvernements de tenir leurs engagements : signez la pétition de Vision du Monde sur
www.sante-enfants.org 
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