Quelques fausses idées sur l'aide d'urgence
Vision du Monde démonte les stéréotypes sur les catastrophes naturelles.
1. Récolter des couvertures, des chaussures et des vêtements est un bon moyen d’aider
Le coût d’envoi de tels objets, sans compter le temps nécessaire à leur tri, leur emballage et leur envoi est prohibitif, entrainant des coûts largement supérieurs au coût des biens eux-mêmes. Vision du Monde a des biens d’urgence stockés dans les régions sujettes aux catastrophes naturelles ainsi que dans des entrepôts placés à différents endroits dans le monde. Vision du Monde avait ainsi des biens pré-positionnés à Haïti en prévision de la saison des ouragans, ce qui a permis de réagir immédiatement au séisme de la semaine dernière.
Ces biens sont en accord avec les standards de l’aide humanitaire d’urgence et sont emballés et prêts à servir dès qu’une crise frappe. Le don en argent est donc le moyen le plus efficace pour aider les ONG à délivrer rapidement ces biens d’urgence, à en acheter non loin de la zone dévastée lorsque c’est possible, et à réapprovisionner leur stock pour d’autres désastres éventuels.
2. Si j’envoie de l’argent, mon aide n’arrivera pas à ceux qui en on besoin
Les ONG reconnues envoient au moins 80% des dons sur place, le reste étant investit dans le contrôle des activités, la remontée d’information et tout ce qui facilite la transparence et l’efficacité des opérations, ainsi que dans le partage de l’information avec ceux qui peuvent aider. Les donateurs ont le droit et le devoir de demander aux organismes comment leurs dons seront utilisés et où seront affectés les dons supplémentaires. Les organisations transparentes et efficaces fournissent cette information sans hésiter.
3. Il y a un besoin urgent de volontaires dans les situations d’urgence
Bien que l’aide humaine nous semble le moyen le plus efficace pour aider lors d’une crise, il faut comprendre que la réponse à une catastrophe naturelle nécessite certaines compétences. Les professionnels ayant ces compétences spécifiques doivent se déployer sur les sites dévastés. Des volontaires sans ces compétences à leurs côtés pourraient faire plus de mal que de bien et encombrer la logistique.
Des professionnels qualifiés dans l’aide d’urgence s’assurent que l’aide est effectivement apportée, de façon efficace et en toute sécurité.
4. Les enfants qui ont perdu leurs parents devraient être adoptés le plus vite possible afin d’être protégés
Savoir que des enfants se trouvent dans des conditions dangereuses provoque souvent un désir d’adopter ces enfants qui ont perdu leur famille. Cependant, au début d’une crise, les enfants ont besoin d’être protégés mais doivent rester dans leur pays, jusqu’à ce que les autorités puissent localiser les membres de leur famille et envisager des possibilités d’adoption dans leur propre communauté, au sein de leur culture. L’adoption internationale peut être la meilleure solution pour certains enfants, mais il est trop tôt pour en être sûr dans les premières semaines de crise.
En savoir plus




