Thaïlande: nouveaux défis suite aux inondations
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10 novembre 2011
Une situation critique
Bien que les plus importantes vagues d’inondations soient terminées depuis fin octobre, Bangkok reste inondée et les crues continuent dans certains quartiers de la ville. Plus d’un tiers de la Thaïlande est toujours submergé par les eaux, et l’on dénombre aujourd’hui plus de 9 millions de sinistrés. Les centres d’accueil sont surpeuplés.
Vision du Monde estime qu’il faudrait au moins 2,2 millions de dollars pour apporter la première aide d’urgence.
Le pays fait face à des risques sanitaires majeurs.
Lundi dernier, les autorités de santé ont affirmé qu’elles fourniraient des médicaments, des filtres et autres produits pharmaceutiques, pour pallier la pénurie et répondre à l’importante demande de la population.
Sur le plan de la santé et de l’hygiène, les familles rencontrent de nouvelles difficultés liées à l’eau stagnante : maladies transmises par les rongeurs, serpents d’eau venimeux, blessures dues aux débris, infections de la peau, électrocutions et apparition de moustiques porteurs du paludisme.
Bangkok fait face à de véritables risques sanitaires, puisque son système d’égouts est totalement inondé et que la ville peine à se débarrasser des 9 000 tonnes de déchets qu’elle produit chaque jour.
On compte à ce jour plus d’un million de Thaïlandais atteints de maladies directement liées aux inondations.
Relancer l’activité du pays.
L’impact sur l’économie du pays est considérable : bien que les chiffres définitifs ne soient pas encore disponibles, le gouvernement a annoncé un plan de reconstruction de 27 millions de dollars. Ce plan se concentrerait particulièrement sur l’agriculture, le commerce et l’aide aux personnes les plus affectées.
Notons que même si la population n’est pas habituée aux inondations de cette ampleur, elle connaît déjà le phénomène et a su réagir de façon rapide et efficace. Beaucoup ont déménagé leurs affaires au premier étage, fait usage de sacs de sable, et constitué des réserves de nourriture. Certains ont également envoyé leurs enfants se réfugier chez des proches vivant dans d’autres régions, moins affectées par les pluies.