Japon : 6 mois après le tsunami

Le 30 août 2011

Il y a 6 mois, un tsunami dévastateur de magnitude 8.9 ravageait la côte est du Japon.
Dans beaucoup de villages, tout était en ruine.
Qu’en est-il aujourd’hui ? Comment la vie se réorganise-t-elle dans les zones sinistrées ?Depuis mars dernier, un long travail de reconstruction a été lancé.

A Miyako City par exemple, 90 familles viennent d’être logées dans des préfabriqués. Vision du Monde leur a fourni des ustensiles de cuisine, des couvertures et a installé 30 tables de jardin.
Parmi les personnes les plus affectées par le tsunami, 30% à 40% ont plus de 65 ans. Vision du Monde a donc choisi de concentrer son action sur eux, tout comme sur les enfants.

Les enfants et les personnes âgées sont les plus vulnérables 


Le long de la côte, Vision du Monde a déjà construit sept espaces pour enfants. Grâce au passage quotidien d’un bus scolaire, tous les enfants peuvent s’y rendre pour profiter des jeux, étudier et participer à des activités artistiques.



Le but de ces espaces : permettre aux   enfants de jouer et d’oublier pour quelques heures les difficultés de leur quotidien, dans un lieu où ils peuvent se sentir en sécurité et s’exprimer en toute liberté.





Pour les personnes âgées, Vision du Monde favorise la création de lieux de vie commune qui leur permettent de se réunir et d’apprendre à mieux se connaître. L’objectif est d’assurer la cohésion des familles déplacées. Ces initiatives évitent aux personnes âgées de se retrouver isolées.












Redynamiser les économies locales


Vision du Monde vient également en aide aux économies locales en difficulté.
Dans le village de pêcheurs de Kesennuma, elle aide à la restructuration de l’industrie de la pêche, qui souffrait déjà avant le tsunami. En effet, chaque année, Kesennuma se vide de sa population car la plupart des jeunes quittent le village pour aller travailler dans les villes voisines.
Et le tsunami n’a fait qu’empirer la situation : 95% des infrastructures ont été détruites ou endommagées, le port ne fonctionne aujourd’hui qu’à 20% de sa capacité habituelle et des milliers d’employés ont été licenciés, faute de postes disponibles. « Pendant plus de trois mois après le tsunami, l’ensemble des activités du port ont été mises en suspens. » explique Hiroyuki Kumagai, le directeur de la Coopérative des Pêcheurs de Kesennuma.
Vision du Monde vient en aide à ces pêcheurs car « il est primordial pour les enfants de la communauté que leurs parents aient un emploi stable » selon Rio Mochizuki de Vision du Monde au Japon.
« L’industrie de la pêche est liée à beaucoup d’autres secteurs d’activité comme la construction de bateaux, la peinture, le logement et le transport. Vision du Monde espère redorer l’image de la pêche auprès des jeunes. Il faut prendre cette catastrophe comme un moyen de faire rebondir l’activité économique de la région. » ajoute-t-il.