Port-au-Prince, le 11 janvier 2012
Alors qu’Haïti entre dans sa 3e année de reconstruction, Vision du Monde lance un appel à la communauté internationale pour qu’elle réponde à ses engagements. Un gouvernement plus fort et un engagement international solide sont déterminants pour le succès de la reconstruction. 2 ans après le séisme meurtrier qui a frappé Haïti, Vision du Monde appelle la communauté internationale à répondre à ses engagements et à soutenir le gouvernement et le peuple haïtiens.
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Les opérations d’urgence à Haïti ont été réalisées dans un contexte exceptionnel » raconte Jean-Claude Mukadi, Directeur de Vision du Monde Haïti. «
Pour les acteurs humanitaires, cette intervention a été l’une des plus difficiles à déployer. Parallèlement, les haïtiens sont courageux et plein d’espoir. Nous resterons à leurs côtés durant cette phase de transition, pour gérer la crise et construire l’avenir des enfants et de leur famille sur de meilleures bases.»
Jean-Claude Mukadi affirme en revanche, que l’avenir d’Haïti ne repose pas uniquement sur le travail des ONG. «
Haïti se bat pour son développement depuis des dizaines d’années. L’intervention d’urgence et l’aide au développement ne suffisent pas pour aider Haïti à assoir un développement pérenne. La communauté internationale s’est engagée à hauteur de 4,6 milliards de dollars mais n’a réellement payé que 43% de cette promesse. Le succès de la reconstruction dépend en grande partie d’un engagement effectif de la communauté internationale et d’une meilleure définition du rôle du gouvernement haïtien. »
Vision du Monde intervient à Haïti depuis plus de 30 ans. Cette présence a permis à l’organisation d’intervenir quelques heures après de séisme.
Vision du Monde Haïti a mis en place un plan d’urgence considérable malgré les défis importants rencontrés sur place, comme :
- des infrastructures sanitaires inadéquates avec un accès limité à l’eau potable ;
- un manque de transparence sur les actes de propriété – retardant la construction des maisons et des abris provisoires ;
- une gouvernance peu claire, en raison notamment de la disparition de responsables locaux suite au séisme, puis du changement de gouvernement ;
- des difficultés pour intervenir dans une zone urbaine déjà surpeuplée ;
- l’épidémie de choléra survenue en octobre 2010, qui a touché ½ million de personnes et fait 6 700 morts.
En septembre 2011, les réalisations de Vision du Monde comprenaient :
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la gestion et la coordination de 27 camps de sinistrés ;
• la sécurité alimentaire (comprenant les cantines scolaires et les distributions alimentaires) pour plus de 2,5 millions de personnes ;
• la mise à disposition d’eau potable pour des centaines de milliers de personnes ;
• éducation et espaces récréatifs pour plus de 7000 enfants ;
• 2700 abris provisoires pour 14 000 personnes.
Outre ces interventions, Vision du Monde a mis en place un dispositif pour lutter contre l’épidémie de choléra, comprenant l’accès à l’eau potable, des camions citernes, des tablettes de purification de l’eau, des centres de traitement du choléra, et des sessions de sensibilisation sur la prévention et le traitement des maladies.
Téléchargez le rapport complet 
sur les actions réalisées en Haïti par Vision du Monde.
Dr. Lesly Michaud, qui dirige les programmes santé à Haïti, témoigne « Nous sommes heureux de ce programme de sensibilisation au choléra qui a déjà touché 200 000 personnes, car ce n’est pas seulement une intervention d’urgence, c’est également une action sur le long terme dans le domaine de la lutte contre les pandémies. »
En septembre 2011, Vision du Monde avait pratiquement dépensé 90% des fonds collectés pour l’intervention d’urgence, une action qui sera prolongée jusqu’au deuxième trimestre 2012. Quoi qu’il en soit, l’organisation maintient son engagement dans le travail de transition en aidant les familles à quitter les camps pour s’installer dans des abris provisoires ou des maisons permanentes. L’association poursuivra son travail de développement sur le long terme dans les environs de Port-au-Prince.
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Ce n’est pas le moment de baisser les bras, bien au contraire, il faut aller de l’avant » s’exclame Jean-Claude Mukadi. « Ceux qui se sont engagés à aider les Haïtiens doivent tenir leurs promesses. La pauvreté frappait Haïti de plein fouet avant le séisme. Cette phase de reconstruction est l’occasion unique d’imaginer et de créer des bases de développement plus solides, pour les enfants, les familles et tout le peuple haïtien »
Le Comité de Coordination des ONG d'Haïti (CCO) lance un appel pour que les engagements soient tenus
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