Un an après, le Pakistan se remet encore des inondations
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Le 8 août 2011
« Comment peuvent-t-ils penser à reconstruire leur maison alors qu’ils n’ont même pas assez d’argent pour nourrir leurs enfants ? »
Un an après les pires inondations qu’ait jamais connu le Pakistan, Vision du Monde demande que l’aide d’urgence humanitaire soit maintenue sur place pendant au moins une année supplémentaire.
L’été dernier, ces inondations ont menacé la vie de plus de 20 millions de personnes et ont dévasté quasiment un quart du pays. Elles représentaient la 4ème situation d’urgence au Pakistan au cours des six dernières années : le tremblement de terre dans le Kashmir en 2005, les inondations qui ont frappée l’Asie du Sud en 2007, la vague de conflits de 2009 et les inondations dévastatrices de 2010.
Selon Alexander Davey, directeur national de Vision du Monde au Pakistan : «
Au Pakistan, les communautés qui sont déjà dans une situation d’extrême pauvreté mettent beaucoup de temps à se remettre des graves inondations de 2010. Et à l’avenir, elles devront faire face à de plus en plus de catastrophes naturelles.»
Taux de malnutrition élevé au Pakistan
Les enfants sont plus vulnérables après un évènement grave (catastrophes naturelles, changements climatiques, événements politiques, etc.), et encore plus au Pakistan où les cas de malnutrition sont déjà très nombreux.
En effet, les inondations ont ravagé des millions d’hectares de terres et donc favorisé l’envolée des prix des denrées alimentaires, cause directe de l’augmentation de 25% du taux de malnutrition chez les enfants dans les régions les plus touchées.
Afin de réduire de manière significative les cas de malnutrition dans la région de Sindh, Vision du Monde organise des réunions visant à sensibiliser les communautés sur les problèmes de la nutrition. En parallèle, Vision du Monde a mis en place 20 équipes médicales mobiles afin de permettre un accès au soin au plus grand nombre.
L’aide d’urgence de Vision du Monde
Ces dernières années, 1,5 million de personnes au Pakistan ont bénéficié de l’aide d’urgence de Vision du Monde à travers la distribution de nourriture, d’eau potable, de trousses de toilettes, de couvertures et d’abris, et grâce à la mise en place d’espaces dédiés aux enfants et aux femmes dans trois provinces du Pakistan.
Pourtant, 5 millions de personnes sont sous la menace de nouvelles crues dues à la fonte des neiges ou aux pluies diluviennes en période de mousson. Le risque est d’autant plus important que les digues déjà endommagées par les dernières inondations peuvent céder. Les familles devront certainement quitter leurs terres une nouvelle fois.
Selon Alexander Davey, «
Les catastrophes naturelles successives au Pakistan ont eu un impact sur le comportement des générations qui est difficile à changer : les enfants ne vont plus à l’école parce que les écoles sont endommagées et que les enseignants sont partis ; le peu d’effets personnels qu’il reste aux familles sont souvent vendus pour obtenir de l’argent ; les familles sont plus exposées aux maladies car elles ont moins de nourriture et doivent davantage travailler pour survivre. »
Un an après les inondations dévastatrices au Pakistan, les personnes plus vulnérables commencent à peine à se remettre des effets de la catastrophe.