Pluies torrentielles dans le nord de l'Inde

Le 8 août 2011

En effet, fin juillet, plus de 300 villages du nord-est indien (dans l’Etat d’Assam) ont été submergés par les eaux. Les dégâts sont importants : au moins 250 000 personnes sinistrées et 4 morts. Les districts les plus touchés sont ceux de Lakhimpur et de Dhemaji.

Alors que l’association compte 7 programmes de parrainage dans l’Etat d’Assam, elle a apporté son aide à 950 familles en distribuant des kits de première nécessité. Destinés à couvrir les besoins immédiats des familles, ces kits contiennent du riz, des ustensiles de cuisine, des draps ainsi que des vêtements et des moustiquaires.
En réponse à cette catastrophe, le gouvernement local d’Assam a mis en place des opérations d’aide d’urgence dans les zones les plus sinistrées. Cinq équipes de secouristes ont également été envoyées sur place par le gouvernement indien afin de venir en aide aux populations isolées.












Même si le niveau des crues revient peu à peu à la normale, les routes restent impraticables. Des centaines de familles se retrouvent ainsi coupées du monde pendant plusieurs jours, en attente des secours.
Quand les eaux se retirent, elles laissent derrière elles un paysage de désolation, des familles anéanties, des cultures ravagées et des maisons dévastées. Ces inondations dégradent également les conditions sanitaires en polluant les sources d’eau potable et suspendent surtout l’ensemble des activités économiques agricoles.
Les enfants, de leur côté, ne peuvent plus aller à l’école le temps que les établissements soient nettoyés ou même reconstruits.

Dulomoni et Porosmita, du village de Buraburi, témoignent.


 Dulomoni, 12 ans











Le sable et la boue ont totalement envahi son village. Il faudra des années avant que les familles ne se remettent du sinistre et récupèrent ce qu’elles ont perdu. Leurs terres seront inutilisables pour plusieurs semaines.
Dulomoni se rappelle des nuits terrifiantes qu’elle a passées lorsque les deux vagues se sont abattues sur Buraburi les 15 et 19 juillet dernier. Son père et son frère étaient endormis quand soudain, ils ont entendu les voisins crier pour que tout le monde se mette à l’abri avant la montée imminente des eaux.
« J’ai vu et j’ai surtout entendu les eaux arriver. J’avais peur et je me suis mise à pleurer. » raconte Dulomoni. La seule chose à faire était de rester dans la maison et attendre.
La maison de Dulomini et sa famille est toujours debout, mais la cuisine est couverte de sable et de boue, la source d’eau est contaminée et les toilettes sont bouchées.


 Porosmita, 12 ans














Lorsqu’elle nous raconte ce qui s’est passé, Porosmita tient le même discours que Dulomoni.
« Il était deux heures du matin. J’étais assise sur mon lit et j’entendais les eaux au loin. A ce moment-là, je me demandais seulement si j’allais mourir. » explique la jeune fille.
Le matin suivant, lorsque son père Pradeep a ouvert la porte de la maison, tout avait été emporté par les eaux. Même les rizières qu’il avait cultivées ces 8 derniers mois. « Il ne reste plus rien. Tout est parti. J’en ai la boule au ventre » confie Pradeep. Leur rizière était leur principale source alimentaire et de revenu.
Tous les livres et cahiers d’école que Porosmita gardait précieusement depuis des mois ont également été détruits. Les animaux et le fourrage ne sont plus là. Mais toutes ces pertes ne représentent rien à côté de celle du riz, qui leur permettait de survivre.
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