Nouvelle Zélande : séisme meurtrier
23 février 2011
Hier, mardi 22 février à l’heure du déjeuner (12h50 heure locale), un puissant séisme de 6.3 sur l’échelle de Richter a frappé Christchurch, la deuxième plus grande ville de Nouvelle-Zélande qui compte près de 400 000 habitants.
Vision du Monde Nouvelle-Zélande travaille avec l’Armée du Salut néo-zélandaise pour contribuer aux efforts de secours.
Selon Bob Parker, le maire de la ville, à l’heure d’aujourd’hui on fait état de 75 morts et de 300 personnes portées disparues, mais le bilan est malheureusement susceptible de s’alourdir d’heure en heure au vu de l’ampleur des dégâts. Le gouvernement néo-zélandais a décrété l’état d’urgence niveau 3 (le plus haut niveau).
Un séisme plus puissant, d’intensité 7, avait déjà touché la région en septembre dernier mais celui d’hier, bien que moins fort, a fait plus de dégâts car son épicentre était plus proche de la surface de la terre et de Christchurch.
Une situation sans précédent dans une région pourtant à forte activité sismique
Selon Vision du Monde Nouvelle-Zélande, un bureau qui gère des programmes de développement sur différents continents tout comme Vision du Monde France, les dégâts à Christchurch sont très importants. De nombreux bâtiments se sont effondrés ou sont en feu, dont des hôpitaux et des écoles. Les lignes téléphoniques sont coupées, les secours débordés et à court d’ambulances, les policiers évacuent désormais les survivants dans leurs propres voitures personnelles. Trois centres ont été ouverts pour accueillir les blessés et les survivants.
La Nouvelle-Zélande est située au-dessus d'une région de la planète où deux plaques tectoniques entrent en collision. Le pays enregistre plus de 14 000 tremblements de terre par an — mais seulement environ 150 sont ressentis par les habitants. Moins de 10 d'entre eux causent des dommages.
En septembre dernier, plus de 20 répliques avaient été par la suite ressenties dans la ville et avaient entraîné une prolongation de l'état d'urgence. Il est probable que de nouvelles répliques aient lieu dans les prochaines heures et prochains jours, ce qui rend le travail des secouristes néo-zélandais d’autant plus urgent.
La réaction des bureaux néo-zélandais et australiens de Vision du Monde
Lors du dernier séisme en septembre, les bureaux de Vision du Monde Nouvelle-Zélande, plutôt habitués à gérer l’aide humanitaire dans les pays en développement, avaient apporté leur soutien à la population néo-zélandaise en distribuant de la nourriture aux personnes sinistrées.
En ce moment, vu l’ampleur considérable des dégâts, Vision du Monde Nouvelle-Zélande travaille activement avec l’Armée du Salut néo-zélandaise pour déterminer comment elle peut participer efficacement aux efforts de secours sur le terrain. L’urgence est aussi à la protection des nombreux enfants en état de choc, c’est pourquoi Vision du Monde Nouvelle-Zélande distribue actuellement, avec l’aide d’associations locales, un livret de recommandations pratiques à l’attention de ceux qui ont la charge d’un ou de plusieurs enfants. Enfin, Vision du Monde Australie travaille étroitement avec les bureaux en Nouvelle-Zélande pour apporter aussi son soutien.