3 octobre 2011
Vision du Monde a participé, avec plusieurs organisations dont Save the Children, Oxfam et ONE, à la rédaction d’une Charte inédite présentée fin septembre aux Nations-Unies, pour
mettre fin à l’extrême sous-nutrition en Afrique de l’Ouest. La société civile kényane a récemment pris position sur le sujet, et son premier ministre s’est rendu à New York lors de la réunion de crise sur la Corne de l’Afrique afin de soutenir l’action des ONGs.
La Charte contient cinq principaux points:
- Prévenir les crises et y répondre rapidement si elles surviennent.
- Soutenir la production locale de nourriture.
- Protéger les pauvres et les plus vulnérables.
- Réduire les conflits armés. Augmenter la place du gouvernement permettrait de faciliter l’accès à l’aide alimentaire, et de pacifier les relations à l’international, notamment avec les pays donateurs.
Ces recommandations sont d’autant plus importantes qu’elles ont, sur le long terme, un
réel pouvoir de développement. Le Kenya a pu voir les répercussions de ces mesures préventives avec les programmes mis en place par Vision du Monde suite à la sécheresse qui a frappé le pays de 2004 à 2009.
Njilisen Lenkupae, une femme de 60 ans a appris à récolter l’eau de pluie et à pratiquer l’agriculture biologique dans le cadre des programmes de Vision du Monde au Kenya.
Veuve et mère d’un enfant, Nijilisen est maintenant autonome. Son exploitation répond aux besoins alimentaires de sa famille et elle peut même revendre certains légumes sur les marchés. Ces revenus complémentaires lui permettent de scolariser son enfant dans une école de Maralal, un quartier de Samburu. Aujourd’hui, Nijilisen stocke de la nourriture et peut économiser de l’argent pour prévenir les futures crises alimentaires. « J’espère que tout Samburu pourra apprendre l’agriculture », a-t-elle déclaré à la Chef de programme de la sécurité alimentaire de Vision du Monde au Kenya.
De tels programmes, qui permettent de former les familles à la gestion des ressources alimentaires et en eau, à soutenir les productions locales et qui rendent les plus vulnérables autonomes, semblent être la réponse la plus efficace pour prévenir les crises alimentaires telles que la connaît actuellement la Corne de l’Afrique.
La Charte vise à
soutenir ces initiatives et à sensibiliser les dirigeants du monde, pour qu’ils débloquent les fonds nécessaires à l’aide d’urgence, et à la prévention des futures crises alimentaires.