L’eau, un enjeu majeur pour la santé materno-infantile
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22 mars 2011
Alors que l’on célèbre aujourd’hui la Journée internationale de l’eau, Vision du Monde tient à rappeler que près de 6000 enfants meurent chaque jour à cause de maladies liées à l’insalubrité de l’eau et que, dans le monde, 1,2 milliard de personnes sont privées d'eau potable et 2,6 milliards n'ont pas accès à des services d'assainissement adéquats.
L’accès à une eau salubre et potable est un enjeu vital pour les populations de nombreux pays en développement. Elle permet d’éviter la mort par déshydratation et la transmission des maladies infectieuses. Elle est aussi indispensable pour assurer l’hygiène de base, la préparation des aliments, la prise de médicaments solubles… et ce, particulièrement dans les zones de sécheresse ou celles qui sont surpeuplées.
Les maladies les plus fréquentes liées à l’eau
La diarrhée est une infection gastro-intestinale qui tue 1.5 millions d’enfants par an. Elle est due à des bactéries virales et parasitaires, qui se propagent dans l’eau contaminée et dans l’eau sale. Elle provoque et est souvent associée à d’autres infections telles que le
paludisme ou
la rougeole.
Le choléra est cette forme aggravée de diarrhée qui se développe quand les conditions
d’alimentation et d’hygiène sont mauvaises. Elle se transmet par l’eau contaminée. Cette
infection intestinale aigue provoque une déshydratation rapide et entraîne la mort dans 50% des cas non soignés.
D’autres bactéries et parasites se propagent facilement dans les eaux stagnantes voire
saumâtres et provoquent des maladies telles que
la dengue, la fièvre jaune, ou encore
l’onchocercose dite ‘la cécité des rivières’ qui touche des milliers d’enfants chaque année.
Un constat alarmant, aux conséquences multiples.
Les problèmes d’accès à l’eau compromettent l’avenir des enfants et des populations des pays en développement en ce qu’ils impactent notamment la santé, l’éducation …toutes les conditions de vie des populations. De fait, l’eau insalubre enferme les familles dans le cercle vicieux de la pauvreté et de la maladie.
Le changement climatique aggrave la crise de l’eau en provoquant notamment des
sécheresses et des catastrophes naturelles qui favorisent la contamination de l’eau. Dès lors, une crise planétaire de ressource en eau menace et risque d’affecter le bon développement humain et
économique ainsi que la stabilité politique de nombreuses régions du monde.
Les solutions sont simples pour que l’eau de boisson soit saine et facilement accessible :
- améliorer l’assainissement
- promouvoir une bonne hygiène personnelle et alimentaire
- prodiguer une éducation sanitaire.
L’accès à l’eau potable, aux sanitaires, et à l’hygiène pourrait faire chuter les infections
diarrhéiques de 65%.
Aujourd’hui, l’aide totale pour l’eau et l’assainissement s’élève à 6,5 milliards de dollars par an, soit environ
40% de ce qui est nécessaire pour combler les besoins des 2,5 milliards de personnes qui vivent sans installations sanitaires.
L'eau et les programmes de parrainage d'enfants de Vision du Monde
Vision du Monde assure de nombreux programmes de développement favorisant l’accès à l’eau potable. Par exemple, au Mali, l'eau est généralement obtenue à partir de puits creusés à la main, qui sont facilement contaminés. Comme ces puits s'assèchent, les gens sont obligés de parcourir des distances de plus en plus longues et cela nécessite un temps considérable pour accéder à ces puits.
Vision du Monde travaille avec un certain nombre de partenaires afin de fournir un meilleur accès à l'eau pour les communautés locales.
Plus de 110 forages ont été forés à ce jour, desservant plus de 45.000 personnes au Mali.
Lire le témoignage de Shitol, garçon parrainé au Bangladesh, qui a désormais accès à l'eau potable.
Lire le témoignage de Bikilitu, fille parrainée en Ethiopie, qui a désormais accès à l'eau potable.
Par ailleurs, les dirigeants du monde entier se sont fixé comme objectif d’ici 2015 l’accès universel à une eau propre (Objectif du Millénaire pour le Développement N°7).
Vision du Monde appelle donc les pays signataires de la Déclaration du millénaire à respecter leurs engagements et à contribuer plus efficacement aux programmes de financement d’accès à l’eau, aux sanitaires et à l’hygiène.