La situation s'améliore peu à peu dans les camps



03 mars 2010

Quatre jours après le séisme, Meritane, a donné naissance à des jumeaux. Encore sous le choc de la tragédie qui a tué nombre de ses proches, elle n’avait ni toit, ni matériel stérilisé, ni médicaments. Seul son mari l’a aidé. « J’étais inconsciente lorsque j’ai accouché du second bébé » raconte-t-elle. Ils avaient froid et faim et étaient terrifiés par les répliques. Aujourd’hui, Meritane veille sur ses deux enfants, qui sont pour elle une nouvelle raison de vivre. « Je vais les aimer et prendre soin d’eux ».
Mais elle parle d’une voix basse, elle ressent encore une profonde tristesse. Elle dit que la vie s’améliore lentement.

Vision du Monde a fournit des tentes pour elle et les autres femmes qui ont donné naissance dans le camp. Ces tentes, spacieuses et bien éclairées, offrent un lieu où prendre soin des enfants plus approprié que les abris de fortune surpeuplés.

De plus, Vision du Monde a creusé des latrines et installé une clinique pour aider les 2000 personnes vivant ici. Ces équipements ont véritablement amélioré les conditions sanitaires du camp. Vision du Monde a distribué 150 kits de maternité et permis à plusieurs familles de recevoir des kits de cuisine. Un projet d’acheminement d’eau potable jusqu’au camp est également en cours.

La voisine de Meritane, Digline, est assise et regarde jouer sa petite fille, Lucia. Comme beaucoup, Digline parle peu et répond aux questions par des phrases courtes. « J’essaie de rester en vie, de garder mon cœur en paix » dit-elle finalement, pleine de douleur. « Chacun fait ce qu’il peut ».

La vie est dure dans les camps mais des progrès ont été faits. Les ONG comme Vision du Monde aident 1 million de personnes vivant dans les 700 camps de déplacés à Port-au-Prince et 500 000 autres personnes, ayant trouvé refuge dans les zones rurales. Mais Vision du Monde prévient que les communautés rurales risquent de manquer d’eau, de nourriture et de logements décents. En effet, ces communautés, qui faisaient déjà face à la pauvreté et au manque d’infrastructures avant le séisme, peinent à accueillir le flot de personnes venu chercher refuge après la destruction de la capitale. En savoir plus  

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