Pas de printemps heureux pour les 8 millions d’enfants qui meurent chaque année…

 Le sommet de Deauville s’achève aujourd’hui par une déclaration de bonnes intentions qui ressemblent encore et toujours à de nouvelles promesses sans lendemain. Mais surtout elles ne comportent aucune idée nouvelle pour les 8 millions d’enfants de moins de 5 ans qui meurent chaque année de causes évitables.

Vision du Monde rappelle aux dirigeants des pays les plus industrialisés que s’ils comptent inspirer un nouveau monde, ils doivent tenir leurs promesses en faveur de la sécurité alimentaire et de la santé maternelle et infantile.

Certes, Vision du Monde salue les efforts des dirigeants du G8 sur des sujets comme la redevabilité mutuelle, la transparence ou le renforcement des sociétés civiles des pays luttant pour leur liberté. Mais si l’on se place du côté des 8 millions d’enfants qui meurent chaque année avant l’âge de 5 ans, que peut-on espérer pour eux ? Si l’on se place du côté des 350 000 femmes qui périssent pendant leurs grossesses ou du milliard de personnes qui souffrent de la faim, quelle bonne nouvelle pour eux à l’issu de ce G8 ? Car la déclaration des pays les plus industrialisés ne comprend aucun plan d’action ni de calendrier pour la mise en œuvre et le suivi de leurs engagements en faveur de la sécurité alimentaire (initiative de l’Aquila) et de la santé materno-infantile (initiative de Muskoka).

Dans ce domaine en particulier, Vision du Monde appelle les pays du G8 à mettre en place les indicateurs sur la santé materno-infantile et les recommandations de la Commission de l’information et de la redevabilité de l’OMS, dont le président de Vision du Monde est l’un des commissaires. Cela permettra une meilleure transparence et traçabilité de l’aide, indispensable pour que les pays du G8 tiennent leurs promesses en faveur du développement.